
Il parle, il s’écoute, il s’applaudit, Même le silence, c’est encore lui. Chaque miroir devient un autel, Il se croit unique, mais il est si mortel. Un sourire ? Il croit que tu l’aimes. Un soupir ? Il prend ça pour un drame. Un choix perso ? Ça devient une trahison. Tout est pour lui, dans son illusion. Nombril roi, il tourne en rond, Sur son trône d’ego, il fait sa chanson. Nombril roi, caprice en série, Le monde entier doit jouer pour son cirque infini. Victime, sauveur, bourreau à la demande, Trois masques pour un seul acteur en scène. Pas de “désolé”, jamais de remise en question, Il fait de tes blessures sa décoration. Il dit “je t’aime” mais c’est pour lui, Ton énergie, son alibi. Derrière ses airs de conquérant, Un vide béant, un enfant manquant. Nombril roi, empire fragile, Il danse avec ses mensonges volatiles. Nombril roi, prison dorée, Son univers s’écroule quand plus personne ne l’adore.

