[Intro rappée/slammée/parlée] Pourquoi...j'suis encore mal à l'aise devant mon propre drapeau ? Et que je le vois de plus en plus brandi par des fachos. Être français c'est quoi ? Va falloir qu'on en dise plus. Oui car les débats sur l'identité moi ça m'amuse plus... [Début du rap - flow fluide] La France... C’est des terres et des voix, des accents qui résonnent, (eh ouais) Des plats qu’on partage, des histoires qu’on fredonne. C’est la mer et les monts, les pavés, les vallées, Les souvenirs qu’on grave sur les bancs d’un lycée. Mais surtout c’est un pacte tacite, un texte qu’on signe, Liberté, égalité, fraternité, une devise qui brille. (sacré bordel !) [Rythme plus rapide, percutant] Ça s’invective, ça s’oppose, ça cherche des coupables, Les écrans qui s’embrasent, les débats inflammables. On veut mettre des cases, trier des visages, Mais la France c’est l’histoire de millions de passages. Des racines qui s’entrelacent dans des chantiers, des usines, Des bras qui taffent, des gamins qui dessinent. (ouais, ouais) [Flow modéré, plus émotionnel] J’ai vu des mères voilées, des grands-mères en fichu, Des mômes qui jonglent entre deux langues et deux rues. J’ai vu des mains tendues et des poings serrés, Des jeunes qu’on ignore et des vieux qui souhaitent juste partager, Un garagiste kabyle qui fait tourner le quartier, (fort) Un prof qui a encore la foi et s'entête à tout expliquer, On est pas d’accord sur tout, c’est normal, (ok) Mais on partage un pays, c’est fondamental. [Voix féminine de rap français samplée] Ma France à moi c’est pas la leur ! [Accélération du rythme, engagement fort] Être français, c’est pas se refermer, C’est pas poser des murs entre les étrangers. (non) C’est pas un code génétique, c’est pas un monopole, C’est un bateau qu’on dirige ensemble, qui gondole, C’est l’odeur du pain chaud au petit matin, C’est le chant des supporters sous le même refrain. (allez !) [Partie inspirante, flow plus large] Être français, c’est défendre les mots qu’on écrit, (fort) C’est s’battre pour les droits, c’est douter, c’est crier. C’est ouvrir la bouche quand y’a trop d’injustice, C’est tendre la main même quand c’est un sacrifice. C’est respecter les clochers et les minarets, (hmm) C’est voir un futur où personne n’est rejeté. [Passage final, posé, introspectif] Alors ouais, j’suis fier, mais pas aveugle, J’sais qu’on peut mieux faire, effacer la brume. (ouais) J’sais qu’on a des blessures, des plaies ouvertes, Mais on va y arriver, faut qu'on s'entête (on avance) Les livres ne nous disent pas tout ce qu'il faut qu’on retienne, Faut qu'on grave notre propre histoire, à coup de mots et de poèmes. Un avenir vert, un idéal que les fachos ne peuvent pas dissoudre, On se serre les coudes pour éviter la peste et la foudre (brunes).