Couplet 1 : Dans la rue dépeuplée, où le silence est roi, Rôde une peine éternelle, un amour qui se noie. Plus sombre que la nuit sur la place oubliée, Comme un chagrin qui s'éveille avec l'aurore. Refrain : J'ai des rêves en cage, plus que le sable n'en compte, Annonçant l'illusion, comme un marchand de vent, Une mélodie brute, un murmure suave, Où la voix se fait murmure, reflet d'un cœur las. Couplet 2 : Chanson d'un amour fugace, hésitant sur le seuil, Qui guide les âmes perdues sous les tunnels du soir, Qui prend le chemin de l'ouest, puis descend vers l'est, Chant d'une ville, écho d'un monde en quête. Refrain : C'est la ville, ce labyrinthe de mes tourments, Ma cité, qu'on ne peut me dérober ou oublier, Fendez-moi le cœur, vous y trouverez la douleur, Cette douleur qui nourrit mon art, mon feu. Pont : J'ai écrit plus de toi que de moi-même, Mes mots peignent la nuit, le crépuscule et l'aube, Les soupirs des arbres, les cris des pavés, J'ai pleuré ton absence plus que ma vieillesse. Couplet 3 : Qui n'a pas vu la lumière caresser le fleuve, Ne sait rien de ce déchirement, de cette morsure, La nuit qui se défend, se trahit, en pleurs, Et la tour qui veille, gardienne de nos rêves. Refrain : Les veines de la ville, battent comme un tambour, Écho de mes jeunes années, de mes espoirs, Le vent porte mes mots aux ruelles désertes, Les quais murmurent l'histoire de nos peines. Outro : La ville se réveille, et moi, je cherche son âme, Ce feu qui nous consumait dans l'obscurité, Je cache mon visage dans mes mains, blessé, Pour que renaisse le chant, l'écho de la liberté.