[Couplet 1] On a crié sur les avenues du monde, Mais pas une seule voix qui nous réponde. La folie s’éteint, la poussière retombe enfin, Je pose mes deux mains sur le seuil du matin. Le café est amer, la cuisine est tranquille, Le ciel a la couleur des fenêtres de la ville. Puisque rien n’est joué d’avance, le vide est immense, En toute simplicité, ma route commence.  [Refrain] Moi, je cherche l’épaisseur du verre, Sa frontière douce avec la terre. Je regarde le monde à travers, Sans sa colère ni ses mystères. Cette seconde qui s’éclaire, Dans l'épaisseur, l'épaisseur du verre. [Couplet 2] Mes yeux collés au carreau, la rue rejoue la vieille scène, Des voitures pressées, des passants qu’on entraîne. C'est le monde, le monde qui tourne, s'agite, persévère, Mais le vacarme revient, la frontière est là, sévère. Une goutte de pluie glisse lentement sur la paroi, Elle dessine un chemin, un trait distrait, maladroit. Elle rappelle que le ciel vient tracer ma voie, Le bruit est une musique vibrant au bout de mes doigts. [Pre-Chorus] Ces fragments de vie m’attirent, Ils m’appellent dehors, ils respirent. Alors que l’air ici s'immobilise, Mes pas me portent vers c’qui m’hypnotise. [Refrain] Je préfère l’épaisseur du verre, Sa frontière douce avec la terre. Quand je vois le monde à travers, Avec sa colère et ses mystères. Ses secondes dernières, Dans l'épaisseur, l'épaisseur du verre. [Pont] Je sors. L'air froid. Le pas qui presse. Le bruit reprend, sans tendresse. Le quai, la foule, une porte qui claque, Mon reflet flou sur une autre plaque. La vitre glisse dans cette cadence — C'est moi qui bouge. Tout r'commence. [Pont instrumental] [Dernier refrain] Les heures dansent à travers le verre, Sa frontière douce avec la terre. Quand je vois le monde à travers, Avec sa colère et ses mystères. Ses secondes dernières, Dans l'épaisseur, l'épaisseur du verre. [Outro] Le monde tourne. Je tourne aussi. Les rails se taisent, la vie ralentit. L'épaisseur du verre s'est enfin réduite. ...