
[Chorus] Faste féodal des gisants incarnés dans la pierre - couche portée par la paumée pierreuse de la terre. Ni tombeau ni alcôve à dérober la chair - mais ce lit de parade et cette intimité hautaine, et ces deux liturgistes de l'éloge de la mort - par l'allégeance du corps à figuration glorieuse. Onciale de la mort à ce texte royal- - et Dieu récrit sa loi sur deux tables -de pierre façonnée. [Build Up] La croix de bois- descendait l'ombre au front plébéien- mais les gisants prennent seul, les stigmates de la lumière. Le sang viril de la pierre est puissance de durée - car la terre fait de ses douleurs des pierres, elle les chasse en montagnes a pointi de regards - elle les projette en hauteur couvée par les vents. [Bridge] Voici la chair dans sa noblesse de pierre blanche - comme la neige dans son intention de lumière. et comme un pays tout entier simplifié par la neige - voici la chair dans le bliaut étroit de sa pureté, la chair dans l'audace de la foi maçonnée -pour le joint toyage de l'âme et du corps, la chair dans le clair scandale de la recouvrance - comme l'enfance réformant la mort par sa jeune incrédulité. [Interlude] Affleurement et faste de la face au-dessus des limons - par cette pierre qui a surmonté la terre- et franchi les bras -de l'eau. Les gisants prendront l'âge -fidèle de la- pierre - et porteront l'amour -plus âgé que la- lumière, [Chorus] ils sont la blancheur d'avril insérée dans la sève- de l'hiver - ils sont l'arbre- étage de songes -par le silence des oiseaux. [Verse] C'est par le poids des morts- que la terre résiste à- l'astre - c'est par cette pesée -qu'elle ne fuit pas par le haut comme la mer, par cet orgueil pâle --du corps dans sa montrance - par ces gisants aux zyeux a fouillant le ciel, [Hook] la pierre n'a plus de pacte avec les tombeaux, - mais avec la seule main -qui la basculera- dans le soleil. Comme la sainteté qui ne sort plus -de ses nimbes naïfs - l'amour ne sortira- plus de cette simple durée ; les gisants n'ont -plus besoin de mots- qui passent la pierre - ni des regards qui passent- l'eau longue de la mer. [Breakdown] Ils ont cette parole intérieure- restaurée par le silence - ils ont, lové aux lèvres, le mélange des baisers. [Fade out] Ils ont gardé leurs épousailles à hauteur d'épaules accolées - par seigneurie et par droit d'altière vigilance, car ils sont devant, Dieu la postérité de la- première image, - la beauté connivente et circoncise- de la jalousie- charnelle. [Outro] Ils ne changeront ni de bouche -ni de baiser ils dorment leur sommeil dans la délégation de l'amour. [END]

