
[Intro – harpe celtique solo, nappes brumeuses, vent sur les falaises] Au bord des falaises où s’écrase la mer, Ils marchaient seuls, porteurs du même hiver. Elle avançait dans l’ombre, gardienne de ses larmes, Lui traînait un passé qui pesait plus que ses armes. Sans se voir, leurs routes murmuraient déjà leurs noms, Et le vent les liait… avant leur première collision. [La harpe glisse vers un arpège solennel, entrée de violons voilés] [Couplet 1 – Le choc des trajectoires – harpe + violon solo, percussions légères (bodhrán doux)] Ils se sont croisés au détour d’un vieux dolmen, Comme si la terre entière avait retenu son haleine. Leurs regards se sont heurtés comme deux vagues en furie, Deux solitudes qui soudain se reconnaissent la vie. Elle vit en lui l’ombre d’un secret trop lourd, Il vit en elle la lumière qu’il cherchait depuis toujours. [Flûtes irlandaises (tin whistles) se glissent en arrière-plan] [Pré-refrain – montée orchestrale, chœurs lointains, violons qui s’élèvent] Car les clans, les serments, la guerre et les frontières Séparaient leurs deux mondes depuis des millénaires. Pourtant leurs cœurs battaient dans le même abandon, Comme si tout l’univers hurlait leur union. [Percussion plus présente, cœur tribal, souffle dramatique] [Refrain 1 – cornemuses irlandaises, chœurs gaéliques, orchestre large] Sur les collines de Tara, leurs destins se percutent, Deux éclairs dans la nuit qu’aucune loi ne réfute. Même si l’Irlande entière tentait de les briser, Ils avançaient ensemble, refusant de plier. Sur les collines de Tara, l’amour hurle et résonne, Quand deux âmes s’enflamment… plus rien ne les emprisonne. [Crescendo final, cymbale douce, vent] [Couplet 2 – Le prix des serments – retour harpe + violon solo, atmosphère nocturne] Elle était promise à un lord du Nord des brumes, Lui portait un exil scellé par la plume. Ils se retrouvaient en secret près du menhir fendu, Là où les pierres se souviennent de tout ce qui est perdu. Chaque nuit rapprochait leurs mondes opposés, Et chaque aurore rappelait ce qui ne pouvait exister. [Tin whistle mélancolique, battement lent du bodhrán] [Pré-refrain – montée plus sombre, violons dramatiques, chœur de femmes] La terre sous leurs pas vibrait comme un tambour, Comme si le sort lui-même chantait leur amour. Ils savaient que le jour finirait par tomber, Mais aucun d’eux n’a voulu s’arrêter. [Tension : cornemuse grave, battements sourds] [Refrain 2 – version corrigée – orchestre héroïque + chœurs masculins et féminins] Sur les collines de Tara, leurs destins se dégradent, Deux comètes brûlantes que rien ne dissuade. Même si l’Irlande entière tentait de les juger, Ils marchaient l’un vers l’autre, incapables de renoncer. Sur les collines de Tara, l’amour saigne et pardonne, Quand deux âmes s’enflamment… plus rien ne les emprisonne. [Fortissimo, cornemuses en harmonies] [Pont – La tragédie annoncée – orage, tambours de guerre, corbeaux] Puis vint la guerre, l’appel des corbeaux, La mer se teinta d’écarlate et d’échos. Il partit combattre, sans un mot de trop, Emportant son nom comme un dernier flambeau. Et elle jura, face au vent rugissant : « Si tu tombes, je te suivrai au-delà des tempêtes du temps. » [Violons déchirants, roulement de tambours, rafale de vent] [Refrain final – Grandiose, fataliste – orchestre complet + chœurs gaéliques massifs] Sur les collines de Tara, elle attend encore, Le vent dans ses cheveux, le souffle du nord. Il ne revint jamais… mais son ombre frissonne, Auprès de la sienne, lorsque la lande résonne. Sur les collines de Tara, les destins s’abandonnent : Quand deux âmes s’enflamment… plus rien ne les emprisonne. [Accord final en majeur tragique, cornemuse prolongée, vent qui retombe] [Outro – harpe seule, brume qui se lève, souffle lointain] La brume les unit, là où le monde pardonne, Et la terre murmure… cette belle histoire qui résonne. [Dernier arpège, réverbération longue, silence]

