Song Cover Image

Khurdan mori

V6

[Intro - parlé/chanté, ironique] Il est neuf heures, mon café est froid, L'ascenseur sent le même émoi, Je glisse ma carte, je prends ma place, Un autre jour qui prend la même face. [Couplet 1] Je regarde l'écran, les lignes, les tableaux, Dehors, les voitures n'avancent pas plus vite que moi, Le patron parle de vision, de niveau, Et moi je pense à autre chose, je ne sais pas pourquoi. Quelque part, une steppe immense, un ciel tout bleu, Un cheval qui galope, sans heure, sans lieu, Je ferme les yeux trois secondes, juste un peu, Et dans ma tête, je galope - comme un dieu. [Refrain] Khurdan mori ! Khurdan mori ! Je galope, je galope, je pars d'ici, Khurdan mori ! Khurdan mori ! Le vent efface tout - et je ris. [Couplet 2] On m'a dit qu'un jour je changerais de vie, Qu'un jour je prendrais la route, et puis voilà, Dix ans ont passé, le café est toujours aussi gris, Mais le cheval, lui, galope encore - là-bas. Peut-être que je n'irai jamais sur cette terre, Peut-être que la steppe n'existe que pour moi, Mais trois secondes, les yeux fermés, je sais le faire, Et ça suffit - pour tenir jusqu'à la prochaine fois. [Refrain] Khurdan mori ! Khurdan mori ! Je galope, je galope, je pars d'ici, Khurdan mori ! Khurdan mori ! Le vent efface tout - et je ris. [Pont - murmuré, presque un sourire] Je ne suis jamais monté sur un cheval, Je ne connais la steppe que par les images, Mais quelque chose en moi galope, c'est anormal, Peut-être que c'est ça, au fond, le plus sage. [Refrain final - plus grand] Khurdan mori ! Khurdan mori ! Je galope, je galope, je pars d'ici, Khurdan mori ! Khurdan mori ! Même assis, même ici, je galope aussi. [Outro - parlé/chanté, tout bas] Dix-sept heures, l'écran s'éteint tout doux, Je prends mon sac, je rentre chez nous, Demain, neuf heures, le café sera froid - Mais quelque part, un cheval galope encore, pour moi.