
© Ombaliz / Michel Laks Je marche tranquille, Je regarde droit devant, Le ciel est bleu, mais mon sourire, on me le prend. Un sifflement, une remarque, un regard lourd, J'ai juste voulu exister, mais je suis un trophée pour la cour. Ça commence par un "t’es charmante", ça finit par un "t’es à moi", Et chaque pas que je fais, on me fait comprendre "t’es pas chez toi". Mon corps est devenu un territoire à conquérir, Dans ce monde où certains pensent qu’ils peuvent tout dire. Ça commence par un mot, ça finit par une peur, Ça commence par un regard, ça finit par une douleur, Ça commence par un sourire, ça finit par des pleurs, Ça commence toujours petit, ça finit par la terreur. J’aimerais répondre, mais on m'a volé la voix, Ils sont plusieurs, et moi, Je suis la proie Je serre les poings, J’accélère le pas, Mais eux, ça les amuse ils ne me lâchent pas. C’est pas un compliment, c’est une chaîne qu’on m’impose, C’est pas du charme, c’est du poison qu’on ose. Le trottoir rétrécit, l’air devient pesant, j'ai juste voulu rentrer chez moi, en passant. (ça commence par un mot) (ça finit par une peur) Ça commence par un mot, ça finit par une peur, Ça commence par un regard, ça finit par une douleur, Ça commence par un sourire, ça finit par des pleurs, Ça commence toujours petit, ça finit par la terreur. Et si je réponds, c’est encore moi la fautive (la fautive) "Elle l’a cherché", "elle est trop émotive". Ils disent que c’est rien, que c’est juste un jeu, Mais moi, j’en rêve la nuit, j'ai peur à chaque feu. chui pas une statue, pas un terrain de jeu, Je vaux plus que leurs mots, plus que leurs yeux. Ça commence par un mot, ça finit par une peur, Ça commence par un regard, ça finit par une douleur, Ça commence par un sourire, ça finit par des pleurs, Ça commence toujours petit, ça finit par la terreur. Je marche, Je me relève enfin, Le poids des regards, les laisser sur le chemin. Chui pas seule..... Forte, le droit d’exister, Et ce combat-là, on va tous le mener (tous le mener)

