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A la frontière de deux mondes

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V6

Au creux d’un matin des Pyrénées, j’grimpe un vieux rocher fatigué. Le vent me parle comme une histoire qu’on raconte juste avant de croire. Et là, dans le bleu pâle du jour, j’vois une silhouette — laine et velours — qui descend tranquillement la pente, comme un rêve qui me chante. En lo alto del sendero, camino suave y ligero. El aire trae otro aroma, como si cambiara el idioma. Y entre piedra y silencio tierno, veo un pequeño compañero: un amigo del lado norte, un corazón pequeño y fuerte. Montagnes, laissez-nous passer, on revient toujours vous chercher. Montañas, déjenos ir, que volveremos para sentir. Ô montagnes, grandes gardiennes, ouvrez la route à ceux qui s’aiment. Ay montañas, viejas y sabias, guarden sueños, guarden ganas. Parce qu’ici, entre deux mondes, nos chemins se confondent, J’lui dis : « L’paga, d’où tu viens ? Ton pays doit être très loin. » Il sourit, yeux pleins de soleil, comme un paysage qui sommeille. Alors je regarde les montagnes, leur vieille peau, leur âme compagne, et j’me dis que ce moment fragile est plus fort que mille villes. Le digo: «Pequeño amigo, tu voz es puro abrigo.» Él ríe bajo el viento frío, como guardando un desvío. Las montañas hablan lento, marcan destino y aliento. Y pienso: «Qué raro el mundo, que nos junta en este segundo.» Montagnes, laissez-nous passer, on revient toujours vous chercher. Montañas, déjenos ir, que volveremos para sentir. Ô montagnes, grandes gardiennes, ouvrez la route à ceux qui s’aiment. Ay montañas, viejas y sabias, guarden sueños, guarden ganas. Parce qu’ici, entre deux mondes, nos chemins se confondent, « Moi, j’irai vers ton pays là-bas, là où la poussière danse sur les pas. Voir les Andes, les sommets dorés, et saluer ton ciel éclaté. » « Y yo viajaré hacia tu norte, con nieve que cambia la suerte, cruzar puentes, ver ardillas, y probar poutine sin rencillas. » Montagnes, laissez-nous passer, on revient toujours vous chercher. Montañas, déjenos ir, que volveremos para sentir. Ô montagnes, grandes gardiennes, ouvrez la route à ceux qui s’aiment. Ay montañas, viejas y sabias, guarden sueños, guarden ganas. Parce qu’ici, entre deux mondes, nos chemins se confondent, « Bonne route, l’paga… prends mon ciel avec toi. » « Buena senda, amigo… dejo mis montañas en tu mirada. »