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Titre : “On me regarde passer”

V5

Titre : “On me regarde passer” (Couplets rap sur vibe 808 / Refrain lent, chanté) Intro (parlé, sur une note tenue) On me regarde aller… on me regarde passer… Mais y’a personne qui veut vraiment me regarder… comme j’suis. Couplet 1 (rap – 808, flow sec) On me regarde aller, on me regarde passer, Comme un décor qui bouge, comme un film mal cadré. Personne veut vraiment voir les mains qui tremblent un peu, La faim dans le regard, le froid qui parle à ma peau. J’ai l’orgueil en carton, l’âme en vieille valise, J’traîne des “ça va” de façade, des silences qui s’brise. Dépendant de ma vie, de tout c’qu’il y a en avant, J’cours après l’air normal, j’le perds en respirant. L’alcool me fait croire que j’suis moins seul dans l’noir, Mais au matin c’est pire, c’est l’vide qui vient me voir. J’dis “c’est correct” en riant, mais c’est pas une comédie, J’ai juste appris à tomber sans faire trop de bruit. Refrain (chanté – lent, mélodique) J’ai rencontré mon monde… j’ai touché le fond, J’ai vu mon nom s’éteindre dans le bruit des néons. Mais ceux qui m’aiment m’ont tendu la main sans condition, Ils m’ont dit “reste avec nous, on va passer la saison”. J’vais apprendre à les écouter… pour aller mieux, pour vrai, Pas pour faire semblant… pas pour sauver la face. J’ai rencontré mon monde… j’ai touché le fond, Pis j’choisis la lumière… une journée à la fois. Couplet 2 (rap – 808, plus intense) La dépendance c’est pas un vice, c’est une laisse invisible, Ça te promet du calme, mais ça t’fait la vie fragile. Ça négocie dans ta tête, ça te parle comme un ami, Pis ça te vole tes rêves en te disant “t’inquiète, j’suis ici”. J’ai fait des détours longs, des promesses en morceaux, Des “demain j’arrête” jetés dans le vent trop tôt. J’ai dormi sur des bancs, sur des plans pas stables, Avec le cœur en alarme, la fierté sur la table. On me juge sur mes pas, sur mon odeur, sur mon retard, Mais personne voit les guerres que j’me livre dans l’regard. J’suis pas juste “un problème” qu’on contourne en marchant, J’suis quelqu’un qui se perd… pis qui revient lentement. Refrain (chanté) J’ai rencontré mon monde… j’ai touché le fond, J’ai vu mon nom s’éteindre dans le bruit des néons. Mais ceux qui m’aiment m’ont tendu la main sans condition, Ils m’ont dit “reste avec nous, on va passer la saison”. J’vais apprendre à les écouter… pour aller mieux, pour vrai, Pas pour faire semblant… pas pour sauver la face. J’ai rencontré mon monde… j’ai touché le fond, Pis j’choisis la lumière… une journée à la fois. Pont (chanté/parlé – intime, presque chuchoté) Regarde-moi comme j’suis… pas comme j’ai l’air, J’suis pas une étiquette, j’suis un cri dans l’hiver. J’ai besoin d’un repère, pas d’un sermon de plus… Juste une voix qui me dit : “t’es pas perdu, t’es vécu.” Couplet 3 (rap – 808, plus lumineux, résilience) Aujourd’hui j’fais plus le dur, j’fais le vrai, c’est différent, J’dis quand ça va pas, même si j’ai peur du jugement. J’ai appris qu’être fort, c’est demander de l’aide aussi, C’est pas “se débrouiller”, c’est refuser l’ennemi. J’compte les petites victoires : me lever, respirer, Répondre à l’appel, pas juste disparaître, m’effacer. Ceux qui m’aiment me ramènent quand mon cerveau fait la guerre, Ils m’écoutent sans couper, sans me fermer la lumière. Pis moi j’écoute à mon tour, j’me tiens loin du mensonge, J’laisse le temps faire sa job, j’remets mes jours en ordre. On me regardait passer… là, j’veux qu’on me voie rester, Pas parfait… mais présent. Pas sauvé… mais debout. Refrain final (chanté – à répéter 2x, la 2e plus douce) J’ai rencontré mon monde… j’ai touché le fond, J’ai vu mon nom s’éteindre dans le bruit des néons. Mais ceux qui m’aiment m’ont tendu la main sans condition, Ils m’ont dit “reste avec nous, on va passer la saison”. J’vais apprendre à les écouter… pour aller mieux, pour vrai, Pas pour faire semblant… pas pour sauver la face. J’ai rencontré mon monde… j’ai touché le fond, Pis j’choisis la lumière… une journée à la fois.