
[Verse 1] Y a des bouteilles qui traînent sur la table, comme des prières mal récitées, et mon cœur fait la gueule au fond du crâne, comme un rêve qu’on a trop frappé. Y a des néons qui hurlent dans la rue, et mes rêves qui tombent en poussière, je t’écris sur la buée des verres, mais ton nom s’efface à la lumière. [Chorus] La solitude fume à la fenêtre, elle me regarde sans parler, elle dit qu’la vie c’est qu’une tempête dans un verre vide, renversé. La solitude fume à la fenêtre, et moi j’me crame à ses reflets, j’voudrais crever sous sa caresse, dans un monde qui veut plus aimer. [Verse 2] Les anges font les poubelles du ciel, cherchent des miracles d’occasion, moi j’rêve d’un baiser intemporel dans un rade en désolation. J’me fous d’la gloire et d’la morale, j’veux juste un cri dans le néant, un peu d’amour, même animal, pour pas finir transparent. [Chorus] La solitude fume à la fenêtre, elle me regarde sans parler, elle dit qu’la vie c’est qu’une tempête dans un verre vide, renversé. La solitude fume à la fenêtre, et moi j’me crame à ses reflets, j’voudrais crever sous sa caresse, dans un monde qui veut plus aimer. [Bridge] Et si demain n’existe pas, j’irai hurler sous les étoiles, j’boirai les restes de ta voix, comme un vin rouge dans la débâcle. Et si la terre tourne à l’envers, je tomberai dans ton silence, les poètes meurent sur la mer, les fous dansent. [Final chorus] La solitude fume à la fenêtre, et moi j’lui parle comme à un dieu, j’lui dis qu’j’ai peur d’plus rien connaître, que l’amour, ici, crève les yeux...

