[couplet1]Elle débarque chaque matin, les cheveux en bataille, Avec un regard noir qui frais fuir un épouvantail. Son sac à la main, elle grogne : “T’as du café ?” Fais gaffe à ta réponse, faut pas la contrarier. [couplet2]Elle est pas du matin, ça, c’est une certitude, C’est une urgence vitale, pas une simple attitude. Faut lui fournir sa dose, c’est plus qu’une habitude. Sans son nectar sacré, c’est la décrépitude. [refrain]Mademoiselle café, le matin tu peux oublier, Si tu veux lui parler, faut la nourrir la perfuser. Mademoiselle café, sans ton élixir ça va pas, Faut du café serré pour calmer tes éclats. [couplet3]À midi, elle réclame sa deuxième tournée, Son repas peut attendre, mais pas son p’tit café. Elle pourrait se passer d’eau, de vin, de nourriture, Mais sans son expresso, ce serait la déconfiture. [couplet4]Elle hurle si le placard est vide de grains moulus, “Un matin sans café, c’est comme vivre tout nu !” Mademoiselle Café, faut pas trop la chercher, Mais avec une tasse pleine, elle peut tout oublier. [refrain]Mademoiselle café, tu peux pas t’en passer, C’est dans tes habitudes, ça rythme tes journées. Ton corps carbure au noir, tu dis que c’est vital, Mais sans ta dose du jour, bain t’es juste infernale. [couplet5]Quand on part en vadrouille, c’est toujours la galère, Elle emballe sa cafetière comme d’autres leurs affaires. Dans les bars, les restos, chez des amis surpris, Elle négocie sa dose, comme le pire des junkies [couplet6]Elle a toujours une tasse dans son sac à main, Des fois que le monde décide de s’arrêter demain. Parce que pour elle, un jour sans café, c’est l’enfer, Et son sourire dépend du niveau de sa cafetière. [refrain]Mademoiselle café, t’as ça dans le sang c’est vrai, Tu parles d’arômes subtils, mais c’est juste un excès. Du matin jusqu’au soir, t’es branchée sur corsé, Et pourtant quand vient la nuit, tu dors comme un bébé. [couplet7]Un jour, elle a juré d’arrêter pour “tester”, Mais dès le lendemain, v’la qu’elle m’a supplié. “Un seul expresso, après promis c’est fini !” Spoiler : elle en a pris, huit et avant midi. [couplet8]Le lendemain, elle m’a dit : “Viens, j’t’invites à goûter » J’ai bu un ristretto, et j’ai cru décéder. Elle en a prit un autre, puis elle à rigolé, Moi à deux heures du mate, j’passais encore l’balais. [refrain]Mademoiselle café, t’es pas du genre léger, Et ton humeur dépend, de ces ptits noirs serrés, Si t’as ta tasse en main, on peut tous se calmer, Mais bon si elle est vide, on a plu qu’à se planquer.