
[Intro] Pour le plaisir des mots. [Verse 1] J’décris mes contradictions, mes contre-addictions, Addictions du sens, diction dense en frictions. Frictions de voyelles, consonnes en collision, Collision de syllabes, twist de phonèmes en mission. Mission des mots, j’me médique par l'écriture Écriture de l’âme, suture des blessures, Blessure brulante, chaque rime m'apaise Apaise le vide, j'y verse toute la fournaise de mes maux [Verse 2] Maux qui cognent comme des tambours, Tambours battants qui font danser mes détours. Détours des dogmes, paradigme en perdition, Perdition syncopée, scindée, selon mes pulsions. Pulsions et doutes, je les dresse en rimes brutales, Brutales mais friables, mes contradictions s’disputent. Disputes distordues, duel dans le miroir, Miroir aux reflets tordus qui me renvoie c'que j'voudrais pas voir. [Verse 3] Voir au travers de mes vérités mensongères, Mensongères lumières et mes ombres passagères. Passagères peines, colère éternelle, Éternelle guerre, mais ma paix est personnelle. Personnelle douleur, j’la distille en espoir, Espoir évasif mais éclat qui éclaire le noir. Noir nourri de silence, éclats de mes cris, Cris comprimés et grimés par l’écrit. Écrit mes faiblesses comme forces en fusion, Fusion féconde, j’fais filer la confusion. Confusion fissile, qui forge puis fissure mes fondations, Fondations fertiles d'où fleurissent mes futures créations [Outro] Pour le plaisir des mots. Hey Phyx, merci de rallumer le flambeau, Que ce soit en mai, en août, c'est jamais trop tard, jamais trop tôt. Pour le plaisir des mots. Pour le plaisir des mots.


