
Suis-moi, je te fuis, Fuis-moi, je te suis, On tourne en rond, on s’éblouit, Mais jamais on ne s’unit, Je t’ai vu passer sans un regard, Comme un mirage au fond du couloir. Tu joues l’absente, je cours derrière, Mais plus je m’approche, plus je te perds. C’est un ballet sans chorégraphie, Un pas en avant, deux en arrière, On s’attire, on se défie, Comme deux aimants contraires, Suis-moi, je te fuis, Fuis-moi, je te suis, On tourne en rond, on s’éblouit, Mais jamais on ne s’unit, Suis-moi, je te fuis, Fuis-moi, je te suis, Ce jeu cruel nous détruit, Mais on y revient, malgré tout. Tu m’écris quand je t’oublie, Tu m’effaces quand je te vis. Un mot doux, puis le silence, Comme une danse en déséquilibre immense. On s’effleure sans se toucher, On s’aime sans se rencontrer. Suis-moi, je te fuis, Fuis-moi, je te suis, On tourne en rond, on s’éblouit, Mais jamais on ne s’unit, Suis-moi, je te fuis, Fuis-moi, je te suis, Ce jeu cruel nous détruit, Mais on y revient, malgré tout. Et si un jour on s’arrêtait, Si nos pas enfin s’accordaient. Serait-ce la fin du mystère, Ou juste un autre goût d’éphémère. Et si je restais là, sans bouger, Est-ce toi qui viendrais m’aimer. Ou fuirais-tu encore une fois, Ce reflet de toi dans mes bras. On s’est cherchés dans les éclats, De nos silences et faux débats. Mais au fond, on le savait, On ne joue pas sans se blesser. Suis-moi, je te fuis, Fuis-moi, je te suis, On tourne en rond, on s’éblouit, Mais jamais on ne s’unit, Suis-moi, je te fuis, Fuis-moi, je te suis, Ce jeu cruel nous détruit, Mais on y revient, malgré tout. Suis-moi, je te fuis, Fuis-moi, je te suis, Mais ce soir, je choisis, De ne plus jouer, je m’enfuis.

