
Les violons de l'incertitude
[Pré-intro – violons seuls, lointains, frottements délicats, harmonies flottantes, impression de brouillard élégant] Les violons… de l’incertitude… [Intro – piano seul rejoint peu à peu les cordes, tempo libre, respiration hésitante] On avait dressé des cartes Sur des nappes de lumière Des routes droites, des départs Des serments presque fiers [Couplet 1 – voix proche, fragile, le violon entre par fragments irréguliers] J’ai donné mes mains, mes heures Mes élans sans mode d’emploi J’ai semé des fleurs dans la peur Sans savoir pour qui, pourquoi Les grandes phrases qu’on répétait Ont glissé du mur au parquet Et le monde avec ses chaussures A repris sa marche obscure [Pré-refrain – montée instable, piano suspendu, cordes frémissantes] Je croyais l’orage final C’était la pluie du quotidien Je cherchais l’étoile idéale J’ai trouvé la lampe du matin [Refrain – ample mais mouvant, cordes larges avec fines dissonances élégantes] Tout se met un peu à l’envers Les roses poussent dans l’hiver Les trains promis ne passent pas Mais d’autres s’arrêtent, je crois Je me perds avec élégance Dans un couloir de coïncidences Et si je me déçois ce soir Pouvais-je écrire autre histoire ? [Couplet 2 – rythme souple, piano avance puis retient, violon plus nerveux] Les grands bonheurs qu’on attendait Ont manqué leur correspondance Mais ceux perdus dans le guichet M’embrassent avec insolence Je suis fatiguée sans drame Comme un bal après minuit Le cœur défait, les yeux infâmes Et pourtant quelque chose rit [Pont – presque parlé, théâtral, cordes tendues puis silence bref] La vie se moque avec tendresse Elle mélange les adresses Elle rend les clés, brouille les noms Puis remet du feu dans le salon [Dernier refrain – plus haut, lyrique, les violons tournent autour de la voix comme une question] Tout se met un peu à l’envers Le vide a des gestes sincères Je n’ai plus raison, plus de plan Mais j’entends battre le présent Je me perds avec élégance Sous les violons de l’incertitude Et si demain m’oppose défiance J’aurai vécu dans l’inquiétude [Outro – piano suspendu, violons vacillants, accord final non résolu] Les violons… de l’incertitude…


