# **AZUNA — LES CENDRES DE L’EMPIRE** [Intro — Ancient Chinese instruments, guzheng, xiao flute, distant strings] [Female crystalline voice — soft, pure, almost whispered] Sous les lanternes d’un empire ancien, Là où les montagnes touchent le ciel, Une ferme dormait dans la brume, Loin des palais… loin des guerres… Azuna vivait là, Avec celui qu’elle aimait… Et leur enfant, Ellera. Ils n’avaient presque rien… Mais ils avaient tout. [Instrumental — Guzheng and soft erhu] [Verse 1 — Female crystalline voice, tender] Au matin, les rizières brillaient, Sous les rayons dorés, Ellera courait dans les fleurs, Son rire réchauffait leurs cœurs. Son père travaillait dans les champs, Azuna l’attendait doucement, Quelques pièces, un peu de riz, C’était leur monde, leur vie. Mais derrière les montagnes sacrées, Un autre monde les observait. Dans son palais couvert d’or, L’empereur Zhu en voulait encore. [Pre-Chorus — darker strings slowly entering] Chaque mois les chevaux revenaient, Chaque mois le peuple s’inclinait, Pour nourrir les murs de l’empire, Il fallait donner le fruit de ses heures. Même quand les greniers étaient vides, Même quand les enfants avaient faim… L’Empire prenait. [Chorus — soaring female crystalline vocal, full orchestra] Ô ciel, pourquoi restes-tu silencieux ? Quand les innocents tombent sous tes yeux ? Nous n’avions ni couronne ni trésor, Seulement nos mains, seulement nos corps. Sous les bannières de l’empereur Zhu, Combien de vies ont disparu ? Je voulais seulement vivre et aimer, Dans cette ferme loin des palais… [Instrumental — Guzheng, war drums, erhu] [Verse 2 — tension begins] Puis un matin la terre trembla, Huit cavaliers au loin apparurent, Armures noires sous le soleil, Lames brillantes, regards d’acier. Ellera s’arrêta de jouer. Azuna fixa le chemin. Elle les connaissait. Les collecteurs de l’Empire. [Whisper] « Ils sont revenus… » [Verse 3] Le chef descendit de son cheval, Regard froid, sourire dur. « La taxe de l’empereur. Vous connaissez la loi. » Azuna entra dans la maison, Ouvrit la boîte de bois, Quelques pièces pour survivre… Presque tout ce qu’ils avaient. Elle les posa dans sa main. « Voilà tout ce que nous avons. » [Low strings — tension] Le commandant compta, Puis releva les yeux. « Une femme comme vous ne devrait pas vivre ici. L’empereur a mille richesses… Vous pourriez vivre dans son palais. Devenir sa concubine… Porter soie et or. » Azuna recula. [Female voice — firm] « Gardez votre palais. Je suis épouse. Je suis mère. Et je préfère cette terre à votre empire. » [Verse 4 — dark rise] Le commandant s’approcha, Et toucha sa joue. « Une femme comme vous pourrait être à moi… » [Silence] [Cold voice] « Retirez votre main. » [Sharp hit] La gifle brisa l’air. Les soldats se figèrent. Le sourire du commandant disparut. [Pre-Chorus — explosion] L’acier sortit du fourreau, Le soleil sur la lame. Le mari d’Azuna courut. « Ne la touchez pas ! » Un éclair. Puis le silence… [Scream] « NON !!! » [Chorus — tragic orchestra] Ô ciel ! Pourquoi restes-tu muet ? Pourquoi détournes-tu les yeux ? Mon amour est tombé devant moi, Pour avoir voulu nous protéger. Sous les bannières de Zhu, Tout ce que j’aimais a disparu. Je voulais seulement vivre et aimer… Pourquoi tout m’arracher ? [Bridge — piano, erhu] « Papa ! » Ellera courut. « Papa… réveille-toi… » Azuna cria : « ELLERA ! REVIENS ! » Mais une lame tomba. Et l’enfant s’effondra. [Pause] « Ellera… » Non… Mon enfant… [Verse 5 — grief] Azuna tomba à genoux, Le monde sans couleur. Elle serra son enfant. « Ouvre les yeux… Maman est là… » Mais rien. Seulement le vent. Seulement les chevaux. [Orchestra rises] Quelque chose mourut en elle. La peur. Elle se jeta. Mais la lame fut plus rapide. [Impact] L’acier entra. Azuna tomba. [Silence] « Brûlez la ferme. » Les torches s’allumèrent. « Laissez-la ici. » [Final Chorus — massive] Ô ciel ! Si tu ne réponds pas, Je prendrai leur couronne moi-même ! Ils ont pris mon amour ! Ils ont pris mon enfant ! Ils ont brûlé ma maison Au nom d’un tyran ! Empereur Zhu… Entends mon nom ! Même si je dois mourir… JE FERAI TREMBLER TON EMPIRE ! [Outro — fire, guzheng, erhu] Les flammes montèrent. La ferme disparut. Deux corps dans les cendres. Une main bougea. « Ellera… » « Mon amour… » « Je vous le jure… » « L’Empire paiera. » [Final erhu fading]