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PHARE DE CIMENT - La Pancratie !

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🇫🇷 Version française 🟦⬜🟥 🇺🇸 English Version ⬜🟥⬜ PHARE DE CIMENT - La Pancratie ! Paroles : La masse s'agglutine en un unique plexus. Leurs volontés fusionnent dans le grand consensus. Voyez l'espèce humaine abdiquer sa substance... Un troupeau de neurones plié sous la sentence. Leurs échines se courbent sous la pression du groupe. La ruche interconnecte et vomit son verdict. Aucun chef ne commande à cette immense troupe, C'est la moyenne brute qui punit et édicte. Ouvrez leurs boîtes crâniennes, observez la greffe : Le doute est nettoyé par le courant direct. Ils forment un seul monstre à des millions de têtes, Un ciment de chair morte où la pensée s'arrête. Le super-organisme extrait leur alchimie, Pour polir chaque angle de leur anatomie. La somme de leurs désirs engendre le linceul, Ils croient régner ensemble et meurent glacés tout seuls. La machine extrait le suc de leurs fonctions vitales. Leurs cerveaux anticipent la courbe qui se trace, La révolte est éteinte avant d'être une audace. Ce sont des cannibales d'une espèce nouvelle, Qui mangent leur propre ombre au nom du bien commun. Leur peau n'a plus d'odeur, leur voix n'a plus de fiel, Ils ont dissous le MOI dans le venin de l'UN. Ils sourient en silence dans leur prison sans clés, Délivrés de l'angoisse d'avoir à décider. Leur système immunitaire broie les dissidents, Par simple ajustement du poids des statistiques. Ils appellent progrès ce grand aplatissement, Où la démocratie devient un bloc physique. La masse s'agglutine en un unique plexus... Leurs volontés fusionnent dans le grand consensus. Leur cécité triomphe au milieu des décombres. Ils calculent la paix pendant que le monde sombre. J'ai craché mon chaos sur leurs visages blancs, Ils ont bu la salive en ajustant les rangs. Leur prison n'a pas d'ordre, pas de barreau de fer, C'est la géométrie qui organise l'enfer. Le nombre les protège du sursaut de la chair, Le bonheur de la ruche est leur seule prière. Ils dressent la moyenne comme un autel sacré, Où l'individu vient s'offrir et s'effacer. La fusion les délivre du fardeau d'exister, Ils crèveront en cellules, vidés de liberté. Alors vibrez ! Fusionnez ! Devenez le ciment ! Regardez le vivant se perdre dans le rang ! Soyez les fiers rouages du super-organisme, Des morceaux de viande prisonniers de l'abîme ! Pas un spasme de révolte, pas un cri de dégoût, Juste le flux constant qui passe à travers tout. Votre prétendue lumière n'est qu'un phare de ciment, L'équation est parfaite... mais je reste vivant. Fermez les yeux. Coupez le flux. La cage est pleine. L'homme n'est plus. ********* 🇫🇷 Version française 🟦⬜🟥 🇺🇸 English Version ⬜🟥⬜ Title: CEMENT LIGHTHOUSE - The Pancration ! Lyrics: The mass clumps together into a single plexus. Their wills merge within the grand consensus. Behold the human species abdicating its substance... A herd of neurons bent under the sentence. Their spines curve under the pressure of the group. The hive interconnects and spews its verdict. No leader commands this immense troop, It's the raw average that punishes and dictates. Open their skulls, observe the graft: Doubt is scrubbed clean by direct current. They form a single monster with millions of heads, A cement of dead flesh where thought stops. The super-organism extracts their alchemy, To polish every angle of their anatomy. The sum of their desires gives birth to the shroud, They think they rule together and die frozen all alone. The machine extracts the juice of their vital functions. Their brains anticipate the curve being drawn, Rebellion is snuffed out before it becomes a bold stroke. They are cannibals of a new species, Eating their own shadows in the name of the common good. Their skin has no scent, their voice has no gall, They have dissolved the EGO in the venom of the One. They smile in silence within their keyless prison, Relieved of the agony of having to decide. Their immune system crushes dissidents, By a simple adjustment in the weight of statistics. They call this great flattening "progress," Where democracy turns into a physical block. The mass clumps together into a single plexus... Their wills merge within the grand consensus. Their blindness triumphs amid the rubble. They calculate peace while the world plunges into darkness. I spat my chaos onto their white faces, They drank the spit while adjusting their ranks. Their prison has no order, no iron bars, It's geometry organizing hell. Numbers protect them from the sudden surge of the flesh, The happiness of the hive is their only prayer. They raise the average like a sacred altar, Where the individual comes to offer themselves and erase their name. Fusion delivers them from the burden of existing, They will die in cells, emptied of freedom. So vibrate! Merge! Become the cement! Watch the living lose themselves in the ranks! Be the proud cogs of the super-organism, Pieces of meat trapped in the abyss! Not a single spasm of revolt, not a cry of disgust, Just the constant flow passing through everything. Your so-called light is just a beacon of cement, The equation is perfect... but I remain alive. Close your eyes. Cut the flow. The cage is full. Man is no more.