Lyrics : Copyright CyanUr 2026 __________________________________________ La tuile Je suis venue sur la dernière note, Quand l’écho déjà se taisait, Dans ses cantiques en apothéose Il s’était, sans bruit, décidé. Et dans ses vers, comme une évidence, J’ai reconnu mes propres nuits, Chaque mot portait ma cadence, Comme un écho venu de lui. Nous étions faits d’une même onde, D’un même souffle, au même instant — Mais le destin, joueur immonde, Avait déplacé le présent. La tuile… j’arrive au mauvais temps, Quand tout déjà s’était joué, À peine un souffle en contre-chant D’un chant qui vient de s’achever. La tuile… et ce presque à l’unisson Que j’ai laissé dans le silence, Deux voix frôlant la même saison Sans jamais joindre leur cadence. Il élevait vers une absence Des palais de mots ciselés, Une ombre aux fastes de silence Qui jamais ne s’est retournée. Muse aux splendeurs imaginaires, Ou reine au regard détourné, Il lui offrait ses incendiaires Quand moi, trop tard, j’étais née. Il la croyait d’une même onde, D’un même souffle, au même moment, Mais son regard, hors de ce monde, Ne l’a jamais rejoint vraiment. La tuile… j’arrive au mauvais temps, Quand tout déjà s’était joué, À peine un souffle en contre-chant D’un chant qui vient de s’achever. La tuile… et ce presque à l’unisson Que j’ai laissé dans le silence, Deux voix frôlant la même saison Sans jamais joindre leur cadence. Alors je reste au bord du monde Où ses silences se sont posés, À lire encore, comme une onde, Les braises qu’il a déposées. Je n’ose rien troubler de l’ombre Où ses chimères ont pris feu, Même si nos accords encombrent Un ciel qui nous voulait à deux. La tuile… j’arrive au mauvais temps, Quand tout déjà s’était joué, À peine un souffle en contre-chant D’un chant qui vient de s’achever. La tuile… et ce presque à l’unisson Que j’ai laissé dans le silence, Deux voix frôlant la même saison Sans jamais joindre leur cadence. CyanUr- 2026


