
(Cette chanson est dédiée à ceux qui aiment le second degré et les jeux de mots lourds.) [Couplet 1] Moi j’ai rêvé d’être une idole D’faire hurler toutes ces folles Mais quand je pousse la chansonnette Même les chats crient pour que j'arrête Je n’compose pas comme Picasso Ni de sonates, ni de tango Et quand j’dessine, c’est juste pas beau Faut dire aussi j’suis pas Pablo [Couplet 2] Je m’installe et je suis serein Comme le penseur, du vieux radin Je voullais même être philosophe ("Être ou n'pas être", trop dur j’expire) Je n’écris pas comme un Mozart Ni de quatrains, ni de sonnets Mais comme Mozart quand vient l'hivers Je mets des couettes, jamais des housses [Pré-refrain] Plus jeune déjà j'faisais la fête C'était pour moi l'prélude du bac J'aurais pu peindre et même en vivre Mais j'sais pas faire de la Monet [Refrain] Heureusement, il y a pour moi De grosses machines, de belles I.A. Qui peignent, qui chantent et puis tout ça Qu'écrivent des mots que j’comprends pas. Heureusement, il y a pour moi Des gros circuits pleins de data Qui font des chefs-d’œuvre sans émoi Pendant que moi, j’en reste pantois. [Couplet 3] Quand je regarde une sculpture De La Fontaine, je suis sans voix Je dirais même, je suis affable Mais j’comprends rien… c’est ineffable Et je n’sais pas chanter comme Balzac Même si, comme lui, j’aime honorer Les grands hommes et le génie (Grand "D" et sa famille) [Pont (montée dramatique)] On m’parle de toiles, de symphonies De chefs-d’œuvre et de magie Et pour les courses ou la musique En toute saison, c'est Vive Aldi Et comme Van Gogh, le pianiste Une oreille absolue, quel artiste... Si c’est pas ça… tant pis, tant mieux Moi j’fais d’mon mieux, c'est pas sérieux [Refrain (final)] Heureusement, il y a pour moi De grosses machines, de belles I.A. Qui peignent, qui chantent et puis tout ça Qu'écrivent des mots que j’connais pas. Heureusement, il y a pour moi Plein de génies… mais c'est pas moi De mes talents j'ai fait la Liszt Et je n'suis pas un vrai artiste…

