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Très cordialement

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CONNAISSEZ-VOUS L’HISTOIRE ? [Intro — parlé, voix très douce] Connaissez-vous l’histoire du pingouin qui respirait par les fesses ? Il s’est assis. Il est mort. [pause] C’est triste. Mais au moins… lui avait une raison. [Couplet 1] Connaissez-vous l’histoire du couteau au fond du tiroir ? Pas le plus aiguisé, mais toujours pressé de vouloir trancher. Il surveillait les fourchettes, les verres et même les copains. Comme si aimer quelqu’un très fort voulait dire : « Celui-là, c’est le mien. » [Pré-refrain] Oh là là… Quelle drôle d’idée. Oh là là… Faut apprendre à partager. [Refrain] Très cordialement, très cordialement, va donc te faire voir très cordialement. Garde ta petite guerre, ton joli règlement. Moi je ne joue pas à ça, très cordialement. Très cordialement, très cordialement, tu peux bouder tout seul très élégamment. Tu voulais une ennemie ? Quel contretemps… Je ne participe pas, très cordialement. [Gimmick — chœur] Connaissez-vous l’histoire ? — Non ! Connaissez-vous l’histoire ? — Encore ! [Couplet 2] Connaissez-vous l’histoire du garçon qui suçait ses feutres ? On lui disait : « C’est pour dessiner. » Lui voyait du rouge partout, même là où tout allait très bien. À force de goûter les couleurs… on finit peut-être par inventer le dessin. [Pré-refrain] Oh là là… Quelle imagination. Oh là là… Beaucoup pour si peu de raison. [Refrain] Très cordialement, très cordialement, va donc te faire voir très cordialement. Garde ta jalousie, emballée proprement. Moi je te la rends comme ça, très cordialement. Très cordialement, très cordialement, un ami n’est pas un jouet, malheureusement. Tu peux serrer très fort… ça ne change rien : les gens choisissent eux-mêmes avec qui ils se sentent bien. [Break — parlé, adorable] Connaissez-vous l’histoire de l’homme qui gardait son meilleur ami ? Non ? Normal. Un ami… ça ne se garde pas. Ça reste parce que ça veut. [pause] Nuance. [Pont — rythme de taverne] Tu me veux dans ton camp d’en face ? Pas de chance. Tu veux tracer une frontière ? Sans moi. Tu veux jouer à qui boudera le plus longtemps ? Oh… tu vas gagner. Je déclare forfait. [Dernier refrain] Très cordialement, très cordialement, va donc te faire voir très cordialement. Je n’ai rien pris, rien cassé, rien volé pourtant. Si ça suffit pour m’en vouloir… fais donc, mon grand. Très cordialement, très cordialement, je te laisse gagner ta guerre tout seul, vaillamment. Et si tu cherches encore ce que je t’ai fait vraiment… [break] Moi aussi. Depuis un moment. [Outro — gimmick] Connaissez-vous l’histoire du garçon qui voulait une ennemie ? Il chercha. Il chercha. Il chercha encore… Et pendant ce temps-là, elle vivait très bien. [pause] Très cordialement. Très cordialement.