
[Chorus] Si j'avais le pouvoir d’Hiro Nakamura, J’ferais tourner les aiguilles, effacer les drames et les murs. Changer les routes, réécrire l’aventure, Pour que demain soit plus sûr, plus pur. [Verse 1] J’irai en 36, dans les rues de Madrid, Pour prévenir Durruti qu’ils vont tomber sous les balles, Que le fascisme avance et que l’Europe hésite, Que l’espoir des brigades finira sous un châle. J’irai à Memphis un soir d’avril, Dire à Martin : "Reste loin du fusil !" Les balles éteignent un homme fragile, Mais pas tes rêves, plus forts qu’une ville. [Verse 2] J’irais à Paris un soir d’automne cruel, Stopper le flot de la Seine en linceul, Empêcher les noyades du pont Saint-Michel, Que la mémoire arrête d’être un aigle aveugle J’irais au Chili, l’année soixante-dix, Dans ce palais où les bombes crépitent, "Allendé", tiens bon ! Ne plie pas sous l’vice, Car demain ton cri fera trembler l’élite. [Chorus] Si j'avais le pouvoir d’Hiro Nakamura, J’ferais tourner les aiguilles, effacer les drames et les murs. Changer les routes, réécrire l’aventure, Pour que demain soit plus sûr, plus pur. [Verse 3] J’irais au Mali sous le règne des rois, Dire à Soundjata : "Ne lâche pas ta foi," Que les bateaux viennent briser les lois, Mais que l’or du cœur ne fondra pas. J’irais en Russie, avant la tempête, Crier aux peuples : "Ne laissez pas la haine être maître." Que l’histoire répète ses guerres secrètes, Quand les tsars s’enrichissent sur des terres en miettes. (Ukraine) [Verse 4] J’irai en Haïti l’année mille huit cent quatre Voir Dessalines défier les remords, Lui dire : "Tes chaînes vont tomber dehors, Mais demain, ton île criera encore." J’irais à Soweto, l’année soixante-seize, Mêlé aux foules, défiant la laisse, Dire aux gosses : "Tenez, brisez la messe, Vos pierres marqueront bien plus que leurs presses." [Outro] Même si j’ai pas les pouvoirs d’Hiro Nakamura, Que je ne peux pas changer hier, moi j’peux bâtir demain. Si l’histoire est gravée et qu’les plaies sont là, Alors nos voix doivent peser sur les destins. [Female voice - pop opera] Les horloges tournent, mais nos rêves résistent, Chaque lutte achevée devient une cicatrice.

