
[@Ombaliz / Michel Laks / Tous Droits Réservés] ©Ombaliz-2025 Dis-moi… Te souviens-tu du flou, du brouillard dans tes veines ? Des matins sans oxygène, où la clarté semblait peine ? Tu croyais cheoir, tu flottais dans l’éther, Entre absence et prière, entre vertige et lumière. Dis-moi… Combien d’apnées avant le premier souffle ? Combien de reculs pour éviter le gouffre. Ton cœur battait dans le noir, timbre fragile, D'’un éclat si doux qu’il en devenait docile. Je suis toi, plus tard, Je suis toi, ton avatar. J’ai transfiguré le vide, en clair-obscur de verre. J'ai appris à, Respirer l'air de la Terre. Je suis toi, plus tard, Et j’entends ta voix, dans mes artères. Dis-moi… Pourquoi t’es restée là, statufiée dans la peur ? À croire que l’amour n’éclot que chez les autres cœurs ? Tu voulais survivre sans troubler le décor, l’immobile finit toujours par mordre. Dis-moi… Ce souvenir, cette plaie, cette ombre en toi T’as vu ? J’en ai fait un vitrail de soie. L’espoir m’a soulevée quand je croyais tomber, Et la brume s’est faite douce à force de t’aimer. Je suis toi, plus tard, Je suis toi, ton avatar. J’ai pacifié les ombres et leur mystère. J’ai appris que le noir n’est qu’un interstice, avant la ... lumière. Je suis toi, plus tard, Et j’te promets, le monde ... s’éclaire. Tu vois… rien n’était ténèbres, juste densité. T’avais peur du vide, j’y ai trouvé l’immensité. On renaît quand on cesse de retenir l’air, Quand on laisse son cœur se défaire. Je suis toi, plus tard, Je suis toi, ton avatar. J’ai traversé la nuit jusqu’à son envers. J’ai appris qu’aimer, c’est parfois se taire, Jamais cesser de respirer la lumière. Je suis toi, plus tard, Et ton cœur bat encore, Sous la peau du vent, ... dans mes artères.

