
[instrumental intro] Il me reste si peu de gros sel en mémoire, si peu de moules, si peu d’embruns, musclés de houle, empreints d’espoir de te revoir. [instrumental] Il me reste si peu de souvenir précis, de vagues indécises où passent mes yeux, ma montre et les congres : du temps gagné, gagné dans l’ombre, rassasiée [Chorus] Finistère-Nord, Finistère-Nord. s'érodent-rodent nos souvenirs ce qui s’efface, donne la force de tenir s'érodent-rodent mes souvenirs ce qui s’efface, redonne vie à ce qui me fait revenir Finistère-Nord Finistère-Nord. encore Finistère-Nord... J'en ai si peu, de l’iode, obsédante, nacrée de sauvage et de musc que je prenais pour entêtante – maintenant me manque le plus Il me reste si peu à sentir de tes îles de granit à la mer accrochées. Je suis partie si vite, je suis partie, sans t’oublier. Il me reste si peu de vent écrasant les doutes, si peu de froid de tes eaux en été, qu’il m’en coûte, il m'en coûte, d’être éloignée. tu es belle comme des montagnes mais comme c'est loin la Bretagne, la Bretagne... Si peu de hagard hurlements des folles mouettes, des goélands, si peu de couleur à mes yeux pour nommer autrement le bleu, des merveilleux éclats de toi que, là-bas, on nomme glaz. Même pas la pluie ne me les rappelle... Plus aucun phare à l’horizon, dans mes cales aucun goémon, juste la douceur de l’étoffe des heures de pêche à Roscoff. [Chorus] Finistère-Nord, Finistère-Nord s'érodent-rodent nos souvenirs ce qui s’efface, donne la force à ce qui reste s'érodent-rodent mes souvenirs ce qui s’efface, redonne vie à ce qui me fait revenir... encore Finistère-Nord, Finistère-Nord Finistère-Nord, Finistère-Nord.

