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Les Mouches de Drigeard.

V5.5

[Intro - Instrumental] [Acoustic guitar only, dry, no bass, slow] [Verse 1] La montagne bourbonnaise en juillet, ça tapait dur Pour aller au Mayet on coupait par la masure Derrière y’avait le trou, le grand, celui du village Où les gens planquaient leur honte sous des nuages [Chorus] Les mouches de Drigeard savaient déjà Ce que les gosses de dix ans ne savent pas Les mouches de Drigeard comptaient pour nous Les jours, les heures, les derniers bouts [Verse 2] Pas de trésor là-dedans. Des couches, des os, des restes Le menu des jours sans fête, la vérité qui lesté Je fouillais comme on prie, les mains dans le réel Avec des mouches pour hostie au bord du soleil Les 4L arrivaient lentes, coffre ouvert sur le vide Les morts jetaient leurs sacs, pressés, un peu livides Pas un regard pour moi, le roi du tas d’ordures Ils retournaient crever dans leurs petites voitures [Chorus] Les mouches de Drigeard riaient tout bas De voir un môme qui comprend pas Les mouches de Drigeard faisaient le tri Entre ce qui vit et ce qui pourrit [Bridge] J’ai grandi. Je crois. J’ai pris leurs mêmes chemins Même coffre, mêmes sacs, mêmes lendemains Quand je passe à Drigeard, fenêtre fermée, radio Les mouches se souviennent. Moi je fais le beau [Outro - Spoken Word] Mais cet été-là, au milieu des immondices, Les mouches remplaçaient les créatures urbaines. Je n’avais peur de rien. C’était tout. C’était assez. Drigeard c’était ma chapelle. Et les mouches, mon silence. [Final Chorus] Les mouches de Drigeard n’ont pas changé C’est moi qui portais déjà mon étranger Les mouches de Drigeard tournent toujours Sur cet été-là. Et c’est tout. [Outro - Instrumental] [Acoustic guitar only, fading out] (🧠 © 2026 Synaps Fantôme — Tous droits réservés • Connexion invisible • Émotion réelle.)