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Série JCVD : 3- Quand Dali Rencontre Van Damme

[Dalí] Je suis le seul. Je suis le seul qui ait forcé le temps à s’agenouiller, le seul qui ait obligé l’infini à prendre forme pour que mon regard puisse enfin le dompter. Mon ego n’est pas une vanité, c’est une architecture sacrée, une géométrie d’orgueil où même le silence doit demander la permission de régner. [Van Damme ] Moi j’build nothing, you know. J’reste juste debout. Chaque matin j’me bats contre la même voice qui me dit « you are special ». J’frappe, j’souffre, j’recommence jusqu’à c’que la voice she shut up. Le body, c’est le seul teacher honest. Pain don’t make poetry… pain make the truth come out. [Dalí ] Je suis le seul qui ait vu Dieu de dos et l’ait trouvé médiocre. Je suis le seul qui ait fait fondre les horloges pour prouver que le temps n’était qu’une politesse que l’univers nous accordait par pure faiblesse. [Van Damme ] You melt the clocks… moi j’les break. Same thing, different way. Quand tu train hard enough, tu comprends un truc very simple : l’universe don’t care about your name. Il regarde seulement si t’es still standing quand tout fall down. Ma philosophy is not beautiful. Elle est juste… useful. [Dalí ] Je suis le seul… je suis le seul… je suis le seul qui ait transformé mon ombre en empire. [Van Damme ] Ouais… and empires, they fall. Même ceux faits de muscle. Même ceux faits de dream. Le jour où le ground crack under your feet, tous les « je suis le seul » deviennent very small. Very quiet. *(Le rocher cède.)* [Dalí, plus bas ] …Je suis le seul qui tremble maintenant. [Van Damme ] Me too, mon ami. Parce que même le biggest ego reste juste un man debout sur quelque chose qui can break. Ils restent un instant immobiles, puis partent sans se regarder, chacun portant la même découverte dans une langue différente : L’orgueil le plus grand reste toujours plus fragile que le sol qui le porte.