
La ville fatiguée dort sous la neige. La nuit accompagne ma berceuse légère. Pourquoi ne dors-tu pas, petite étoile Taya ? Dors, ma chérie, do-do, do-do. Tout dort déjà — les chats, les souris, Le soleil dort, les poupées, les livres aussi. Tu vois, moi aussi je ferme les yeux. Je m’endors. Do-do, do-do. Nous aussi, jadis, nous étions petits. Le temps passera, tu seras grande aussi. Tu berceras ta fille en chantant tout bas : « Do-do, do-do, do-do, do-do. » Sous son édredon de neige la maison s’endort. Les aiguilles au cadran ralentissent leur sort. Ferme les yeux. Je te berce encore. Do-do, do-do. Do-do, Taya…

