Mon lune, mon homme, tu passes sans bruit, Dans l’air tiède d’une nuit qui fuit, Je garde tes mots entre mes mains— Ils tremblent un peu, mais tiennent bien. On marche lent, presque à côté, Comme deux lignes pas alignées, Mais quand ton regard glisse au mien— Tout devient simple, tout devient bien. Mon lune, mon homme, reste encore, Même si le monde dort dehors, Je n’ai pas besoin de raison— Juste ton ombre sur mon horizon. Mon lune, mon homme, sans détour, On s’invente un autre jour, Sans promesse, sans grand nom— Juste nous deux, à demi-ton. On ne dira rien, c’est mieux comme ça, Mais je sais déjà. Mon lune, mon homme…