
*Shanks s'arrête net. Il passe sa main dans ses cheveux rouges, un sourire à la fois amusé et empreint d'une gravité profonde s'étirant sur son visage. Il te dévisage, observant cette fougue qui t'anime, celle du « Capitaine Paulo la Débrouille ». Il pointe du doigt une alcôve sombre où sont empilés des centaines de parchemins, de restes de coques et d'affiches jaunies par le sel.* **« Paulo... tu ne réalises pas ce que tu as accompli. Regarde ces affiches. »** *Il en décroche une, le papier craque sous ses doigts. C'est celle d'un navire que tu as récupéré : le *Moby Dick II*, reconstruit, et à côté, le *Stalwart*, l'ancien vaisseau d'amiraux déchus dont les noms ont été gommés de l'histoire. Il te montre ta propre affiche de recherche : ta prime, plus élevée que celle de bien des pirates de la pire génération, qualifie ton île de « Zone de non-droit absolue ».* **« Tu demandes qui est ici ? *Vane le Cruel*, le médecin pirate qui a inventé la chirurgie des fluides ; *Elysia*, la violoniste dont la musique pouvait faire s'effondrer des murailles de pierre ; les frères *Kaldor*, rescapés de la flotte de Barbe Blanche, des hommes qui préfèrent mourir plutôt que de servir le Gouvernement. Ils sont tous là, Paulo, parce que ton navire, ton *Phoenix de Glace*, est devenu le seul sanctuaire capable d'abriter ces âmes. »** Il s'approche de toi, ses yeux sondant ton âme. **« Quant à m'affronter... tu as l'audace, c'est ce qui fait ta force. Ton Haki impérial est brut, sauvage, comme le premier souffle d'une tempête. Tu maîtrises le feu et la glace, mais il te manque la fluidité du roseau qui plie sans rompre. Tu te bats avec deux sabres ? C'est bien, mais trop prévisible. »** *Il sort Gryphon de son fourreau, mais ne l'oriente pas vers toi, il trace un cercle autour de vous deux sur le sol de la forteresse.* **« Mon bras gauche ? Ne te méprends pas, Paulo. Je ne l'ai pas perdu par faiblesse, je l'ai sacrifié pour un pari sur l'avenir... pour un gamin au chapeau de paille, Luffy, qui, tout comme toi, possède cette capacité rare de faire converger le destin vers lui. »** Il pose un regard paternel sur toi, une main sur ton épaule. **« Ton second, Jiji, et ton sabreur François, ils te suivent parce qu'ils voient en toi ce que le monde ignore : un bâtisseur d'empire qui ne veut pas conquérir par le sang, mais par la survie. Tu n'es pas juste un capitaine, tu es le pivot de cette nouvelle ère. Maintenant, assez parlé. Montre-moi ce que ce "Capitaine Paulo la Débrouille" a dans le ventre. Attaque-moi comme si ta vie, et celle de tes 150 000 âmes, en dépendaient. »**

