[Couplet 1] J’ai balancé Céline par la fenêtre en pyjama Il est parti en deltaplane fait de vieilles pages de tram Bukowski s’est cogné la tête contre un nuage en pastis Et s’est réveillé en papillon buveur de lampadaires heureux J’ai repeint mes poumons en vert tilleul fluorescent Mes soupirs sentent maintenant la barbe à papa qui danse Les araignées du plafond tricotent des chandails pour les étoiles Et les chaussettes trouées chantent l’opéra en chœur dans le tiroir [Refrain] C’est décidé, c’est décidé, nom d’un parapluie en sucre ! Je vais écrire une chanson si joyeuse qu’elle fait fondre les horloges Des rimes en cerises explosives, des notes en bulles de savon carnivore Qui chatouillent les aisselles des nuages jusqu’à ce qu’ils éternuent des arcs-en-ciel ! C’est décidé, c’est décidé, que le spleen prenne le train fantôme ! On trempe le gris du trottoir dans de la confiture de lunes On met des moustaches en nouilles sur les réverbères timides Et on valse jusqu’à ce que la gravité demande un autographe ! [Couplet 2] J’ai planté mon cendrier, il pousse des girafes en caramel Les pigeons portent maintenant des monocles en réglisse Et quand ils roucoulent c’est du Mozart revisité par des canards swing J’ai troqué mes insomnies contre des pyjamas en peau de croissant Les bouteilles vides font la queue pour devenir fontaines à limonade Mes colères se sont changées en hérissons qui font du monocycle Et même le facteur m’apporte des lettres parfumées à la barbe de nuages Signées par le vent qui a décidé de devenir poète à mi-temps [Refrain – encore plus déjanté] C’est décidé, c’est décidé, vive la révolution des confettis ! Une chanson si folle qu’elle fait rougir les calculettes Qui transforme les larmes en popcorn qui explose en slow-motion Et les vieux pardessus en montgolfières pour chats philosophes ! [Pont – parlé-chanté, très Vian-esque, swing débridé] Et si ça rate ? On s’en fout ! On invitera la mort à danser le french-cancan en tongs fluo On mettra des bigoudis sur les comètes chauves Et on apprendra au vide intersidéral à faire des claquettes ! [Dernier refrain – explosion joyeuse, chœurs cosmiques] C’est décidé, youpi-tralala, c’est décidé ! Une chanson qui chatouille les protons jusqu’à ce qu’ils rigolent Qui fait des nœuds papillons avec les fils électriques du destin Et qui embrasse les passants sur la bouche en leur laissant du sucre filé sur l’âme ! C’est décidé, c’est décidé, jusqu’à la fin des calendriers en gélatine ! On chante, on chante, on chante jusqu’à ce que le soleil demande un bis Et que la lune vienne nous taper sur l’épaule en disant « Les gars… vous pourriez baisser un peu le volume ? … Nan, en fait, continuez ! » [Outro – murmure qui s’envole] … et après l’infini, on remet ça… … avec des maracas en forme de rêves d’escargots… C’est décidé…