
[Verse 1] J’vois les files dehors, les loyers qui mordent Des mères qui comptent fort, des salaires qui fondent Dans les halls, ça court, ça serre les dents Pendant qu’en haut, ils parlent de chiffres et de rendement Le badge au cou, l’usure dans les yeux On veut du pain, pas des promesses en bleu Des billets passent, mais pas pour les mêmes La chance a des serrures, la rue n’a que ses thèmes Le gamin grandit avec le ventre en alerte Il apprend tôt que la justice est inerte On lui dit “fais confiance”, il voit bien le décor Des portes qui s’ouvrent jamais du même côté dehors [Pre-Chorus] Et nos vies glissent Sous des écrans qui nous fixent On clique, on subit Puis nos visages se vident [Chorus] Cœur en veille, cœur en veille On nous vend le vrai, mais tout nous surveille Cœur en veille, cœur en veille L’humain s’efface quand la machine appelle [Verse 2] J’vois des pouces qui défilent sur des peines réelles Des visages en vitrine, des vies parallèles On parle à travers des murs de verre et d’algos On s’entend plus respirer sous le poids des logos Tout va plus vite, mais qui prend le temps ? Les regards se cassent au bout des messages On remplace le lien par des traces de passage Et le silence revient quand le cœur devient trafic On mesure l’amour en courbes, en réactions On juge la douleur comme une notification Mais un être humain, c’est pas un profil C’est des cicatrices, du doute, et des fils fragiles [Pre-Chorus] Et nos vies glissent Sous des écrans qui nous fixent On clique, on subit Puis nos visages se vident [Chorus] Cœur en veille, cœur en veille On nous vend le vrai, mais tout nous surveille Cœur en veille, cœur en veille L’humain s’efface quand la machine appelle [Bridge] Rends-moi la main, rends-moi la voix Rends-moi le temps qu’on vole à chaque fois Si le progrès nous laisse froids Alors qui gagne, et qui reste là ? J’veux des yeux qui comprennent Pas des murs qui nous traquent et nous saignent J’veux des rues où l’on se voit Avant d’être des données sous les doigts [Chorus] Cœur en veille, cœur en veille On nous vend le vrai, mais tout nous surveille Cœur en veille, cœur en veille L’humain s’efface quand la machine appelle

