
Les Frères Du Vent - Eté sous les étoiles
[INTRO PARLÉE (voix rauque, micro qui grésille)] « Bonsoir les vivants… bonsoir les oubliés du jour… bonsoir ceux qui ont trop travaillé pour s’en souvenir… Ce soir… on a décroché le soleil avec une corde de banjo… et l’été est tombé sur la ville comme une bouteille ouverte… On s’appelle… Les Frères du Vent… et on n’est pas venus pour expliquer… on est venus pour brûler doucement le temps… » (accordéon qui respire, coup de caisse claire, brouhaha de foule imaginaire) [RIFF D’OUVERTURE (banjo + accordéon + cuivres)] (BANJO : takatakataka—tika-ta—TAAK ACCORDÉON : wouuuuuum—wou-wou-wou TROMPETTE : pa-pa-PAAA! pa-pa-PAAA!) (VOIX (rauques, en canon)) : « ÉTÉ ! ÉTÉ ! ÉTÉ QUI BRÛLE ! » « ÉTÉ ! ÉTÉ ! ON RECULE PAS ! » [PREMIER COUPLET (désordonné, chanté / crié / parlé)] Le soleil descend sur les parkings sur les villages et les lampions en plastique ça sent la braise, ça sent la vie ça sent les rires qui font du bruit On sort dehors comme des loups fatigués mais ce soir on veut tout oublier Les soucis ? ahahah ! dans le fond du verre ! les colères ? jetées aux feux ! dans la lumière ! [REFRAIN (court, percutant, répétitif)] TOUS : “ÉTÉ ! ÉTÉ !” “LA NUIT EST À NOUS !” “ÉTÉ ! ÉTÉ !” “PLUS DE NOUS CONTRE VOUS !” “ÉTÉ ! ÉTÉ !” “LA NUIT EST À NOUS !” “ÉTÉ ! ÉTÉ !” “PLUS DE NOUS CONTRE VOUS !” TROMPETTE + BANJO : DA-DA-DA-DAAA! ACCORDÉON : VROUM VROUM VROUM [PASSAGE INSTRUMENTAL (flamenco / celtic / jazz qui explose)] (Guitare flamenca : tatata-TÁN tatata-TÁN Cuivres en vrille : bwaaap—bwaaap—BAM! Accordéon qui pleure puis rit Banjo qui court partout comme un chien sans laisse Rires du public / percussions de tables / verres qui tapent) [CALL & RESPONSE (voix rauques multiples)] VOIX 1 : « On est fatigués de quoi ? » TOUS : « DU SILENCE ! » VOIX 2 : « On veut quoi ce soir ? » TOUS : « DU FEU ! DU VENT ! DU VIVANT ! » VOIX 3 (plus grave) : « Et la haine ? » TOUS (explosion) : « ELLE RESTE DEHORS ! » [DEUXIÈME COUPLET (plus chaotique, presque parlé)] Les villages s’allument comme des constellations les rues deviennent des chansons en construction une guitare casse, on continue quand même parce que la fête répare ce que la vie traîne On danse mal on danse vrai on danse ensemble c’est déjà parfait [REFRAIN FINAL (plus fort, plus rapide, en boucle)] “ÉTÉ ! ÉTÉ !” “LA NUIT EST À NOUS !” “ÉTÉ ! ÉTÉ !” “PLUS DE NOUS CONTRE VOUS !” “ÉTÉ ! ÉTÉ !” “NUIT SANS FRONTIÈRES !” “ÉTÉ ! ÉTÉ !” “QUE DE LA LUMIÈRE !” VOIX SUPERPOSÉES : « chante ! » « crie ! » « vis ! » « ris ! » « encore ! » « encore ! » [OUTRO (tout s’effondre doucement en musique)] (Banjo seul… Accordéon qui s’éteint… cuivre lointain comme une étoile qui tombe…) (VOIX PARLÉE (très calme)) : « demain… on rangera peut-être… mais ce soir… on vit. » (dernier coup de trompette : PAAAAAM… silence… puis rires)

