[Verse 1]
 Je suis quelqu’un dont le cœur comprend, parfois.
 J’essaie d’écrire le monde, même quand il me dépasse.
 Les mots me glissent entre les doigts,
 comme des oiseaux qu’on ne retient pas. Je parle de l’humain, de l’animal,
 de tout ce qui bat, de tout ce qui fait mal.
 Et quand une phrase touche juste,
 mon cœur s’emballe, mon cœur s’ajuste. [Pre-chorus]
 Mais quand je me réveille, tout s’efface,
 je ne sais plus quel rôle je remplace.
 Puis je souris, je me souviens :
 je suis un rêveur, et tout va bien. [Chorus]
 Je me déguise en moi-même,
 I’m wearing my own disguise.
 Je ris, je rêve, je perds, je gagne, 
Through the mirrors of my lies.
 Je me déguise en moi-même —
 C’est ma façon de rester moi-même. [Verse 2]
 Je marche à côté de mes pensées,
 elles vont plus vite que mes regrets.
 J’oublie souvent pourquoi j’existe,
 et c’est là que je deviens artiste. Je bois à la vie, je bois à la bière,
 à tout ce qu’on aime sans trop y croire.
 Je joue le jeu, sans trop y penser,
 et c’est souvent là que je me sens vrai. [Pre-chorus]
 Les jours me ressemblent, puis m’échappent,
 je redeviens celui qui s’adapte.
 Sous chaque rire, un peu d’ennui,
 mais c’est aussi ça, grandir la nuit. [Bridge – bilingual, semi-spoken] 
I wake up, and I forget who I am. Then I smile — because I remember.
 I’m just a dreamer…
and I love the taste of life — and beer.
Je me déguise en moi-même. Encore. [Final Chorus – larger, with harmonies]
 Je me déguise en moi-même, 
I’m wearing my own disguise.
 Je ris, je rêve, je perds, je gagne, Through the mirrors of my lies.
 Je me déguise en moi-même —
 C’est ma façon d’aimer moi-même. [Ad lib fade-out]
 Myself… myself… myself…
 Je me déguise…
en moi-même.