
- Une œuvre originale de Uther el Conti, réalisée avec assistance créative - © Copyright 2026 - This song is part of the playlist "LA TRINITÉ DU DOUTE" https://suno.com/playlist/e22b0fc7-f399-45db-a720-ed6cde8e5752 ____________________ [Intro] Au commencement, peut-être qu’il n’y avait pas des choses. Peut-être qu’il n’y avait qu’une seule chose. Et puis… elle s’est brisée. [Couplet 1] Nous sommes venus séparés, Chacun enfermé dans sa peau, Avec des noms pour les frontières Et des tombeaux pour les morceaux. Un visage, une mémoire, une faim qui dit « moi ». Drôle d’héritage pour les restes d’un possible « tout ». [Refrain] Nous sommes les éclats de l’unité, Les fragments d’un seul vertige. Séparés, nommés, jetés dans la durée. Nous sommes les éclats de l’unité. Ou peut-être seulement des êtres qui rêvent d’avoir été entiers. [Couplet 2] Je te regarde, tu me regardes. Deux distances qui se reconnaissent. Nous appelons cela l’amour, la peur, la haine, la tendresse. Comme si chaque rencontre essayait de recoudre quelque chose que personne n’a vu se déchirer. [Pre-Refrain] Mais attention. Le manque n’est pas une preuve d’unité perdue. Le désir n’est pas un souvenir. [Refrain] Nous sommes les éclats de l’unité, Les fragments d’un seul vertige. Séparés, nommés, jetés dans la durée. Nous sommes les éclats de l’unité. Ou peut-être seulement des êtres qui rêvent d’avoir été entiers. [Pont] Mainländer verrait peut-être dans cette dispersion la conséquence d’une unité qui a cessé de vouloir être. Mais moi, je regarde seulement les morceaux. Je ne sais pas s’ils viennent d’un même vase. Je sais seulement qu’ils coupent. [Couplet 3] Chaque conscience est une chambre avec une porte mal fermée. Chaque corps une limite. Chaque mot une tentative de traverser le mur. Et parfois, pendant une seconde, quelque chose passe. Pas assez pour prouver l’unité. Assez pour la regretter. [Refrain Final] Nous sommes les éclats de l’unité, Peut-être. Ou seulement la matière qui se raconte une origine. Nous sommes les éclats de l’unité, Peut-être. Mais si rien n’a jamais été entier, alors notre blessure porte un nom que nous avons inventé. [Outro] Je ne sais pas si nous venons de l’Un. Je sais que nous sommes plusieurs. Et que parfois, dans le regard d’un autre, la séparation hésite.

