
Détour de la Rivière
(Ooh-ooh-ooh) (Ooh-ooh-ooh) Quand j'étais encore gamine, fatiguée de la routine, J'attendais les jours meilleurs. La vie semblait trop fragile, et l'amour bien difficile, Sans comprendre le malheur. Tous les gosses étaient paresseux, tous les garçons un peu fous, Me parlaient d'un autre ailleurs. Tout travail me rendait malade, rien ne calmait mon cœur, Je voulais tout sauf leur vie. Je n'étais pas cette fille-là, tu vois... J'ai laissé mes peines au détour de la rivière, Sous un ciel prêt à tomber. Personne à part moi connaît ce coin de rivière, Où je regarde le temps passer. Jamais perdue au détour de la rivière, Fidèle au vent, au soleil. Jamais tu ne m'trouveras au détour d'la rivière, Le détour d'la rivière est à moi. Quand la vie devient fébrile, sans la moindre éclaircie, Les fruits tombent avant l'été. Fatiguée de tant de chaînes, loin derrière les grands vergers, Je sais qu'un lieu m'est gardé. Je ne suis pas cette fille-là, tu vois... ] J'emporte mes peines au détour de la rivière, En regardant l'eau couler. Le temps s'efface au détour de la rivière, C'est là que je veux aller. Toujours vers le détour de la rivière, Sous un ciel qui peut guérir. Jamais tu ne m'trouveras au détour d'la rivière, Au détour d'la rivière, au détour d'la rivière... Jamais tu ne m'trouveras au détour d'la rivière, Au détour d'la rivière, au détour d'la rivière... À regarder le garçon dans la rivière... Oh-oh-oh-oh-oh-oh-oh

