[Couple 1] J’aime les encres furtives
 Qui glissent entre les jours,
 Des fragments qui dérivent
 Dans le bruit des alentours. J’aime les encres qui tremblent,
 Les fautes et les silences,
 Celles qui me ressemblent
 Quand vacille le sens. [Pré-refrain] Et la ville crie tout bas
 Dans l’encre autour de moi. [Refrain – aérien, montant] Tu coules en moi
 Sans faire de bruit,
 Comme une trace que je ne lis plus.
 Tu restes là
 Entre mes nuits
 Comme une ombre que je n’efface plus. [Couple 2] J’écris des encres d’orage
 Et des encres de clarté,
 Des gouttes sur la page
 Que je n’ose pas nommer. À la pointe de ma plume, Une perle s’abandonne,
 Entre rosée et brume
 Et mon cœur qui résonne. [Pré-refrain] Et la ville crie plus fort
 Dans l’encre de mon corps. [Refrain] Tu coules en moi
 Sans faire de bruit,
 Comme une trace que je ne lis plus.
 Tu restes là
 Entre mes nuits
 Comme une ombre que je n’efface plus. [Pont – plus intense, montée électro] Si tu étais couleur,
 Tu serais dans mes veines.
 Le vert des profondeurs,
 Le bleu qui me ramène.
 Le rouge des silences
 Qui brûlent sous ma peau.
 Mais c’est en noir que tu danses
 Dans tout ce que je tais. [Dernier refrain – plus explosif, ouvert] Tu coules en moi,
Même à distance
 Comme une encre qui refuse la fin.
 Tu restes là
 Dans l’absence
 Comme un mot que je retiens.
 Tu vis en moi
 Sans défense.
 Et je t’écris sans jamais te dire
 Que sous ma voix
 Dans le silence,
 C’est toi que je respire…