Sur la route, j’cherche mon refuge, mon “chez-moi”,
J’avance tranquille vers la nuit,
 Pour toucher l’aube du bout des doigts.
 Je traverse la file du temps, ses couleurs décalées,
Comme un Modigliani qui s’étire,
 Fatigué mais jamais brisé. [Pré-refrain]
 Je sors d’une journée trop longue,
 Un train qui n’avance qu’à moitié.
 Mais dans le tumulte qui gronde,
 C’est ton nom qui vient m’apaiser. [Refrain]
 Mes yeux se ferment, j’respire ton parfum,
 La douceur du néroli m’ramène à toi.
 Mes pensées s’envolent comme des cerfs-volants,
Et mon cœur s’ouvre… juste assez pour toi.
 Je referme la porte au ralenti,
 Pour ne pas éteindre tes rêves endormis. [Couplet 2]
 Sur la route, j’me détends, j’dépose mes armes,
 Ton souvenir me tient debout.
 Il m’ramasse quand la vie désarme.
 Je roule dans une nuit peinture,
 D’un bleu profond, presque vivant. 
Et chaque ombre devient rassurante
 Dès que j’imagine ton sourire dedans. [Pré-refrain 2]
 Et même si le monde m’use,
 Tu restes l’endroit où la lumière s’pose.
 La fatigue me fait des ruses,
 Mais toi… tu restes ma métamorphose. [Refrain]
 Mes yeux se ferment, j’respire ton parfum,
 La douceur du néroli m’ramène à toi.
 Mes pensées s’envolent comme des cerfs-volants, 
Et mon cœur s’ouvre… juste assez pour toi.
 Je referme la porte au ralenti,
 Pour ne pas éteindre tes rêves endormis. [Pont]
 Quand j’arrive enfin, je murmure ton prénom,
 Comme un secret qu’on garde au chaud.
 J’me glisse dans ta nuit sans faire de son,
 Ton souffle devient mon repos. [Dernier refrain – épuré, final]
 Mes yeux se ferment, j’respire ton parfum, 
Et tout le monde s’éloigne un peu.
 La douceur du néroli me ramène
 À la seule maison que j’veux :
 Ta peau, ta voix, ton ciel immense…
 Et l’aube qui renaît dans ton silence…