Entouré, mais le silence hurle dans ma tête, Un vide immense, où personne ne s'arrête. Des visages flous, des voix qui se croisent, Mais mon cœur reste figé, il s'égare, il s'écrase. Les sourires m’effleurent, éphémères comme l’écume, Mais l’écho de mes pensées reste lourd comme une enclume. J’existe dans la foule, mais je suis invisible, Le poids de l’absence, chaque jour, indicible. Et si je criais, est-ce qu'on m'entendrait ? Ou mes mots se perdraient dans le néant parfait ? Un monde bruyant, mais qui résonne creux, À quoi bon être ici si je suis ailleurs, à deux lieux ? Seul dans la foule, noyé dans les ombres, Un désert dans l'âme, où la lumière sombre. Des milliers de voix, mais aucune qui m’atteint, Le cœur en apnée, comme un marin sans refrain. On me parle parfois, des mots de politesse, Mais le fond manque, juste un masque de détresse. Je réponds en sourire, je joue le rôle qu’on m’attribue, Mais sous la façade, c’est le néant qui m’abuse. Le temps s’effrite, chaque seconde s’étire, Je suis là, je respire, mais rien ne m’inspire. Mes rêves, des mirages, qui se brisent au réveil, Et la nuit me rappelle, seul sous ce ciel vermeil. Est-ce que ma voix résonne dans l'univers ? Ou se dissout-elle dans le vide amer ? Je tends les mains, mais l’air reste froid, Un contact illusoire, l'espoir en éclats. Seul dans la foule, noyé dans les ombres, Un désert dans l'âme, où la lumière sombre. Des milliers de voix, mais aucune qui m’atteint, Le cœur en apnée, comme un marin sans refrain. Alors je danse avec ma solitude, Elle est ma compagne, ma certitude. Elle me parle doucement, elle connaît mes failles, Elle me tient debout, quand l’autre s’enfuit sans détail. Seul dans la foule, noyé dans les ombres, Un désert dans l'âme, où la lumière sombre. Des milliers de voix, mais aucune qui m’atteint, Le cœur en apnée, comme un marin sans refrain. Seul dans la foule, noyé dans les ombres, Un désert dans l'âme, où la lumière sombre. Des milliers de voix, mais aucune qui m’atteint, Le cœur en apnée, comme un marin sans refrain.