
[Intro] (Violon dynamique, accordéon festif et battements de pieds marqués) [Verse 1] Le vent s'engouffre entre les murs de la vieille cité Où l'ombre de Surcouf semble encore nous guetter. Du haut des remparts, je regarde la mer qui monte Chaque vague sur les brise-lames raconte son conte. Le bois des vieux gréements craque dans le port Ici, le cœur de la Bretagne bat un peu plus fort. [Chorus] Malouins, Malouines, hissez haut les couleurs ! Ni Français, ni Breton, Malouin est notre honneur. De l'Îlot du Grand Bé jusqu'à la Porte Saint-Vincent, On garde la fierté face au déchaînement du vent. [Verse 2] À marée basse, on marche vers le Fort National Le sable est frais sous les pieds, le décor est royal. Je pousse jusqu’à Rothéneuf et ses rochers sculptés Où l’abbé Fouré a gravé l’éternité. Les vagues de la pointe de la Varde grondent tout bas Tandis que le ciel de plomb vire au bleu de gala. [Chorus] Malouins, Malouines, hissez haut les couleurs ! Ni Français, ni Breton, Malouin est notre honneur. De l'Îlot du Grand Bé jusqu'à la Porte Saint-Vincent, On garde la fierté face au déchaînement du vent. [Verse 3] On quitte les murs pour la plage du Sillon Où les poteaux de chêne affrontent la dépression. Une escale à Solidor, dans le quartier d’Alet Là où les racines romaines dorment sous le muret. On boit un coup à la santé des terre-neuvas Ceux qui partaient si loin, vers le froid du Canada. [Verse 4] Quand le soir tombe sur les rues de la vieille ville L'odeur des galettes et du cidre rend le cœur docile. De la Tour Solidor au château de la Duchesse Anne L'histoire se murmure sur chaque pierre de panne. Demain le "Renard" reprendra peut-être la mer Laissant derrière lui la terre et son goût de fer. [Outro] Le phare se met à clignoter sur la mer d'émeraude Tandis que dans les ruelles, le souvenir maraude. On rentre à l'abri, le sel au bord des yeux Sous le regard d'un goéland, vieux sage silencieux. À la prochaine marée... À la prochaine escale... Kenavo Saint-Malo. (Bruit de vagues et corne de brume)


