
[VERSE1] On se détourne des regards Avec la force de nos pleurs Ici et là règnent les cœurs Nous ravageant dans le brouillard Ces bêtes féroces tapies dans l'ombre Prises dans la fureur des chairs Orange sanguine bien éphémère Qui palpite dans la pénombre [PRECHORUS] Elles viennent quand nos veines N’ont plus la force du feu Quand nos prières saignent Sous les regards silencieux [CHORUS] Les bêtes se nourrissent Des cœurs déjà vaincus Et déchirent en supplice Tout ce qui n'est plus [VERSE2] Les grands maîtres alors repus Les charognes attirent encore Pour les amours tue-la-mort Qui nous ronge la vertu Enfin un monde de paix Qui m'entoure d'un velours gracieux Comme les pétales d'un narcisse précieux D'un nectar bien gardé [PRECHORUS] Les bêtes féroces Flairent les cœurs à genoux Rampent sous nos écorces Mais ne laissent rien debout [CHORUS] Les bêtes se nourrissent Des cœurs déjà vaincus Et déchirent en supplice Tout ce qui n'est plus [OUTRO] Mon tour de pénitence s'achève Au plus profond des photophores ô bien terne réconfort Que celui d'un mort qui rêve

