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Gabriel - city of soot and fever

V5

[Long intro instrumental — guitar riff, batterie bancale, souffle d’harmonica] [Start — up tempo] J’ai traîné mes bottes Entre les briques fendues et les ombres d’acier, Un parfum de lune fêlée S’est accroché à ma veste comme un chien perdu. Ohh, City of soot, … Ohh, City of fever… [Instrumental — guitare qui grince, tempo qui se casse] Les nuages roulent au-dessus des toits tordus, Des chats maigres tracent leurs prières dans la poussière. Le printemps, lui, titube, Robe courte, cœur sauvage, yeux fermés sur la nuit. Ohh, City of soot, … Ohh, City of fever… [Solo epic — harmonica en spirale, basse qui vrombit] J’ai entendu des cris venir des entrepôts, Un train fou a griffé le ciel d’une étincelle rouge. Le vent m’a parlé d’un monde plus loin Où la rouille sait encore chanter. Ohh, City of soot, … Ohh, City of fever… [Instrumental — silence / retour brutal, riff déchiré] Je façonne une lame dans mon cœur brûlant, Un métal blanc, trempé dans le chaos. Et si tu me mens encore, Je couperai ce passé bancal qui s’accroche à nos chevilles. Ohh, City of soot, … Ohh, City of fever… [Instrumental — pont disloqué, batterie décalée, slide guitar en chute libre] J’ai croisé ton regard près d’un mur qui s’effritait, J’ai perdu un rêve dans l’eau noire derrière nous, J’ai trouvé ton sourire sous un lampadaire mourant, Et ça sonnait comme une prière à moitié ivre. Ohh, City of soot, … Ohh, City of fever… Ohh, City of soot, … Ohh, City of fever… Laisse-nous partir… [fade-out sur une guitare qui refuse de mourir]