Le soir tombe sur mes mains, et le ciel semble trop loin. Mmmm, mmm. J’ai cherché le bonheur dans des rues sans lumière, avec le cœur en retard, et des rêves en poussière. Le temps ferme les portes, une à une, doucement, mais j’entends dans le silence quelque chose qui m’attend. Même s’il est tard, je veux encore croire. Même sans départ, il reste une histoire. Un souffle, une flamme, un matin dans le noir. Même s’il est tard, je peux encore voir. J’ai perdu tant d’années à courir vers demain, sans voir que la tendresse dormait dans mes mains. Et si la vie s’efface, je n’ai plus peur du vent. Je garde une étincelle au bord du dernier temps. Même s’il est tard, je veux encore croire. Même sans départ, il reste une histoire. Un souffle, une flamme, un matin dans le noir. Même s’il est tard, je peux encore voir. Peut-être que le bonheur n’était pas un ailleurs, mais une voix fragile qui disait : n’aie plus peur. Même s’il est tard, je choisis la lumière. Même sans victoire, je marche vers la mer. Un souffle, une flamme, un soleil dans le noir. Même s’il est tard, je veux encore croire. Mmmm. Le soir tombe sur mes mains, mais demain n’est plus si loin.