
Couplet 1 Le Québec s’est mis un manteau, noir de givre, blanc de bruit, Les routes sont des couloirs d’eau, gelés serrés dans la nuit. Dans le garage, sous la bâche, ma machine retient son feu, Je la fixe et ça m’arrache… comme un manque derrière les yeux. Pré-refrain J’entends le moteur dans mon crâne, même quand tout est silencieux, Ça fait des étincelles dans l’âme, ça me rend vivant, nerveux. Refrain (puissant) Laisse tomber la neige, laisse tomber l’hiver, Moi j’ai la route qui cogne, qui crie dans mes artères. Ma bécane dort peut-être, mais mon cœur, lui, sait rugir : Au premier soleil qui pète… le printemps va rugir ! Couplet 2 Les fenêtres font des mirages, de juillet dans le reflet, Je revois les longs virages, l’asphalte chaud, la liberté. Les p’tits chemins de campagne, les grands bouts du Saint-Laurent, Ça me remonte comme une vague… ça me ramasse en dedans. Pré-refrain J’ai le cuir qui veut la route, j’ai la main qui veut le guidon, Le froid peut ben faire son doute, moi j’ai déjà mon horizon. Refrain (puissant) Laisse tomber la neige, laisse tomber l’hiver, Moi j’ai la route qui cogne, qui crie dans mes artères. Ma bécane dort peut-être, mais mon cœur, lui, sait rugir : Au premier soleil qui pète… le printemps va rugir ! Pont (blues, plus lourd) J’ai la gorge pleine de kilomètres, j’ai la rage au fond du sang, Chaque flocon me met des chaînes, mais j’pèse fort en attendant. Quand ça va fondre, j’te le jure, j’vais partir sans ralentir : La vie est trop courte, trop dure… pour rester sans repartir. Dernier refrain (encore plus “arena”) Laisse tomber la neige, laisse tomber l’hiver, Moi j’ai la route qui cogne, qui crie dans mes artères. Ma bécane dort peut-être, mais mon cœur, lui, sait rugir : Au premier soleil qui pète… le printemps va rugir ! Ouais, le printemps va rugir ! Outro Dans le garage, sous la bâche… y’a un tonnerre qui respire. Pis moi, je serre les dents… parce que je sais qu’on va repartir.

