
[Intro] Une voix ouvre une fenêtre, Une autre écrit près du feu. Elles avancent sans se connaître, Deux chemins sous le même ciel bleu. [Verse 1] Je tiens un livre contre ma poitrine, Ses pages sentent le bois et le temps. J’y trouve une ville, une médecine, Un peintre qui cherche encore ses couleurs d’avant. [Verse 2] Je compte les grains dans la lumière, Je mesure l’eau sous les glaciers. La Terre respire, fragile et fière, Et chaque geste apprend à la protéger. [Chorus] Nous sommes proches sans nous rejoindre, Des voix séparées dans le même matin. L’une éclaire ce que l’autre dessine, Et la connaissance nous prête ses mains. Nous sommes proches sans nous rejoindre, Autour du vivant, du doute et du beau. Quand l’amour veille au bord du monde, La vie devient un langage nouveau. [Verse 3] Je parle aux sculptures dans les musées, Aux corps immobiles, aux visages de pierre. Elles gardent des siècles assemblés, Comme une question posée à la lumière. [Verse 4] Je poursuis l’énergie dans les saisons, Le soleil partagé sur les toits. La science invente une direction, Mais c’est le cœur qui choisit pourquoi. [Bridge] Peut-être qu’un jour, dans une salle, Nos traces se liront côte à côte. Sans rencontre, une présence égale, Deux horizons reliés par une note. [Chorus] Nous sommes proches sans nous rejoindre, Des voix séparées dans le même matin. L’une éclaire ce que l’autre dessine, Et la connaissance nous prête ses mains. Nous sommes proches sans nous rejoindre, Autour du vivant, du doute et du beau. Quand l’amour veille au bord du monde, La vie devient un langage nouveau. [Outro] Une voix referme une fenêtre, Une autre laisse un livre ouvert. Elles ne se voient pas, peut-être, Mais leurs pas prennent soin de la Terre.

