
[Intro – piano seul, le motif de « Fidèle à quoi », plus lent] [Litanie 1 – voix grave, parlé] Ce qui reste, quand l’orage est passé : la terre mouillée, et l’odeur du vrai. Ce qui reste, quand on a tout dit : deux chaises, une table, et la nuit qui s’éclaircit. Ce qui reste, quand l’étincelle s’en va : la maison debout, et quelqu’un dans tes bras. Ce qui reste, quand on part sans se haïr : un pont, des enfants, et le droit de sourire. [Refrain – deux voix chantées] Fidèle à quoi ? On a cherché longtemps. Pas à un nom, pas à un toit, pas au serment ni au temps — fidèle à ce qui reste quand tout le reste est tombé : la tendresse, et le geste de ne jamais se cacher. [Litanie 2 – voix féminine, parlé-chanté, la percussion entre] Ce qui reste, après le double fond : une seule voix, et le courage d’un nom. Ce qui reste, après les murs silencieux : des enfants qui savent qu’on peut s’aimer mieux. Ce qui reste, après deux clés, deux maisons : un seul cœur entier, qui connaît ses raisons. Ce qui reste, au bout de tant d’années : l’envie de te voir traverser la cuisine éclairée. [Refrain] Fidèle à quoi ? On a cherché longtemps. Pas à un nom, pas à un toit, pas au serment ni au temps — fidèle à ce qui reste quand tout le reste est tombé : la tendresse, et le geste de ne jamais se cacher. [Pont – parlé, à deux, très lent, piano seul] (lui) On ne sait toujours pas (elle) s’il faut être fidèle au désir ou à l’autre. (lui) Mais on sait ceci : (elle) on peut être fidèle à la vérité. (ensemble) Et elle, au moins, ne nous a jamais quittés. [Litanie finale – deux voix en alternance, en spirale] (lui) Ce qui reste : la vérité. (elle) Ce qui reste : la tendresse. (lui) Ce qui reste : ce qu’on a donné. (elle) Ce qui reste : ce qu’on laisse. (lui) Ce qui reste : ta voix, (elle) ma voix. (ensemble) Ce qui reste : nous, ou pas — mais jamais, plus jamais, à portes closes. [Refrain final – pleine voix, sommet] Fidèle à quoi ? On a cherché longtemps. Pas à un nom, pas à un toit, pas au serment ni au temps — fidèle à ce qui reste quand tout le reste est tombé : la tendresse, et le geste de ne jamais se cacher. [Outro – piano seul, le motif de « Fidèle à quoi » qui s’éteint] (lui, presque parlé) Fidèle à quoi… (elle) À ça.

