
[Verse 1] Aux jours anciens d’Aetherys, Quand l’an treize cent trente-cinq fleurit, De jeunes mages tout nouvellement venus, Posaient leurs pas sur sols inconnus. Sir Lancéus, fort et preux, Adelin, Savina, aux regards curieux, Angus le chien, Siron le hardi, Et Pipolo, sage au vif esprit. [Chorus] Feuille tombe, l’eau s’endort, Trois voix guident vers le port, Sous la mousse, clef de bois, Chante, et passe, cœur en foi... [Verse 2] Le seigneur Hugues, plein de noblesse, Leur confia mission avec sagesse : « De Montsureau, le grain ne vient plus, Trouvez le problème; qu'il soit résolu. » Guidés par Jacques, loyal soldat, Ils prirent la route, unis, sans tracas. Au village, l’étrange fut découvert : Deux frères en guerre, jadis unis par leur père. [Verse 3] Thibault, maître du moulin cassé, Accusait son frère de l’avoir saboté. Amaury, gardien des traditions, Criait au vol, à la destruction du pont. La rivière changée, le pont affaissé, Le chant du bosquet s’était tu, blessé. Et dans les branches dormait l’écho D’un pacte ancien, d’un temps nouveau. [Chorus] Feuille tombe, l’eau s’endort, Trois voix guident vers le port, Sous la mousse, clef de bois, Chante, et passe, cœur en foi... [Verse 4] La fée Nerila, douce et cachée, Avait jadis deux fils offerts, donnés. Renaud et Martine, sans descendance, Ont reçu en dons cette étrange chance. Mais nul miracle n’est sans prix, Un rituel lie les jumeaux ici, À chaque lune, sur l’ancien pont, Un chant devait résonner, profond. [Verse 5] Les mots gravés à Saint-Célérin, Les pas peints sur murs montsureauins, Le groupe, uni, découvrit l’harmonie De la danse et des mots oubliés. Au cœur du bois, le Régio s’ouvrit, Et les souvenirs jadis enfouis, Rassemblèrent frères et villages divisés, Sous la bénédiction de leur marraine fée. [Chorus] Feuille tombe, l’eau s’endort, Trois voix guident vers le port, Sous la mousse, clef de bois, Chante, et passe, cœur en foi... [Outro] Le moulin tourne, la paix revient, Le bosquet chante entre les mains. En récompense, fut donné, L’anneau de sève, pour les remercier. Mages d’Aetherys, que vos pas soient bénis, Par les esprits, les pierres, et les lys. Car là où magie et paix s’entrelacent, L’histoire chante et jamais ne se lasse...

