[@Ombaliz - Michel Laks - Tous Droits Réservés] ©Ombaliz - 2026 J'avais envie de m'amuser en consultant les figures rhétoriques françaises. Le défi : les placer dans une conversation. ----------------------------------------------------------------------------------------- Dans la République des Figures, Un soir de crise syntaxique, L’énallage changea de nature, L’oxymore devint politique. La métaphore avait le cœur en pierre, L’hypallage, une humeur légère. La métonymie buvait un verre, Le zeugma, ses convictions. L’allitération allait, allait, allait, À grands coups de « p », de « t », de « k », L’assonance, elle, répétait : « A, a, a… ça va, ça va ! » C’est la grande valse syntaxique, La java métalingouistique, On s’embrouille, on s’entrelace, On se conjugue en toute impasse. Hyperbole, litote et prétérition, Polysyndète en pleine expansion, On parle pour ne rien dire… Mais quel plaisir de bien le dire ! L’antithèse était contre toute idée, L’oxymore, d’une clarté obscure, La tautologie, déterminée : « Ce qui est vrai est vrai, je vous assure. » La périphrase, après trois kilomètres, Arriva au sujet principal, L’aposiopèse interrompit sa phrase : « Je vais te dire… enfin… c’est égal. » C’est la grande valse syntaxique, La java métalingouistique, On s’embrouille, on s’entrelace, On se conjugue en toute impasse. Hyperbole, litote et prétérition, Polysyndète en pleine expansion, On parle pour ne rien dire… Mais quel plaisir de bien le dire ! Puis vint l’hypotypose, extraordinaire : Elle décrivit la scène avec précision Que les mots devinrent presque matière, Le dictionnaire demanda démission. « Mais où va donc cette phrase ? » — « À la conclusion. » « Depuis quand ? » — « Depuis l’introduction. » C’est la grande valse syntaxique, La java métalingouistique, La langue danse, le sens s’efface, Le substantif cherche sa place. Hyperbole, litote, métonymie, Oxymore, zeugma, paronomasie, On pourrait parler simplement… Mais franchement… Ce serait beaucoup moins élégant. Alors j’ai pris ma plume, Ma virgule et mon dictionnaire, Pour écrire une chanson sublime Sur… …je ne sais plus quoi faire. C’était une anacoluthe.


