
Ode à L'éclair et à la Fée
[Ode à l'éclair et à la Fée] Ils vinrent sans tambours, sans faste, sans couronne, Mais l’éclat de leurs âmes valait mille légions. Lui, portait l’allure des rois sans trône, Elle, sur son épaule, dansait comme un frisson. Les chars s’élancèrent, l’arène retenait son souffle, Les sabots frappaient le temps, la poussière dessinait l’enjeu. Mais nulle peur, nulle rage dans le cœur du couple, Juste un battement — l’unisson précieux. Elle chanta des vents oubliés des montagnes, Il guida les rênes comme on dessine une étoile. À la dernière courbe, l’univers pencha sa pagne, Et leurs roues filèrent comme une prophétie sans voile. Ils franchirent la ligne, et le silence fut roi — Avant que l’amour en triomphe ne réveille la foule. "Voici l’éclair et la fée !", cria-t-on d’une seule voix, Et les pierres elles-mêmes pleurèrent, sous les houles. [Acclamations]


