
[Intro — Lydàn, murmuré] Avant les lumières, avant les regards, Un battement cherchait sa place dans le noir. [Lyden] Un seul battement. [Lydàn] Puis un deuxième. [Ensemble] Monte le son ! [Couplet 1 — Lyden] Veste noire, capuche verte, je longeais les vitrines, Le sabre dans le dos, mes rêves sous la bruine. Mille mondes dans ma tête, personne à qui parler, Alors je frappais les murs pour les entendre vibrer. Quatre coups dans le béton, le même rythme chaque soir, Et l’écho me répondait tout au fond du couloir. On criait « moins fort ! », je revenais quand même : Quelque chose répondait, derrière le vieux béton, Comme un cœur sous la ville accordé à ma chanson. Au bout du dernier métro, sous un ciel sans couleur, J’ai posé ma main sur une fissure à hauteur du cœur. Le quartier s’est mis à battre au creux de mes doigts ; J’ai reculé, puis frappé pour comprendre cette fois. Les vitres ont pris feu d’une lumière bleu nuit, La pluie dans les gouttières suivait déjà le bruit. Je croyais devenir fou, seul devant ce vieux mur, Quand ta voix dans la pluie a rejoint ma mesure. J’ai levé les yeux vers toi sans oser faire un pas, Et le mur s’est éclairé quand tu as chanté tout bas. [Couplet 2 — Lydàn] Cheveux noirs, lunettes, mon casque autour du cou, J’écoutais les mélodies que personne n’entendait du tout. Le tram grinçait au loin, la pluie battait le rythme ; Je remplissais mon carnet de sons volés à la ville. Puis quatre coups dans la rue ont traversé la pluie. J’ai levé les yeux : les réverbères avaient frémi. Tu regardais le mur, perdu dans sa lumière, J’ai chanté quatre notes pour répondre à ton signal. À la troisième, les fenêtres se sont éclairées ; À la quatrième, le silence s’est mis à trembler. Tu m’as dit : « Tu l’entends ? » J’ai répondu : « Moi aussi. Je croyais être la seule à l’écouter depuis des nuits. » On a ri sous l’orage, trempés jusqu’aux genoux, Puis le sol a battu la mesure avec nous. J’ai fermé mon carnet ; tu as tendu la main : Pour la première fois, nos sons formaient un refrain. Au bout de cette rue, les passants s’arrêtaient ; Sous nos pieds, chaque pavé semblait nous écouter. [Pré-refrain — Lydàn, puis Lyden] Lydàn : Une pulsation court sous les pavés, Lyden : Je la suis et je te vois avancer. Lydàn : Nos voix s’élèvent au-dessus des toits, Ensemble : Écoute ce qui s’éveille ce soir ! [Refrain — Ensemble] Quand le silence éclate, que le monde tremble avec nous ! Les mains vers le ciel quand la basse frappe partout. D’étoile en étoile, nos voix traversent la nuit, Lyden et Lydàn, jusqu’au bout de l’infini. Oh-oh, entends l’appel au loin, Oh-oh, sens vibrer le chemin. Nos noms résonnent plus fort que la foule : Nous sommes les Dieux du Son ! [Post-refrain — Ensemble] Boum, boum, bleu dans la nuit, Boum, boum, l’or nous éblouit. Boum, boum, tout vibre à l’unisson : Nous sommes les Dieux du Son ! [Transition — Lyden et Lydàn] Lyden : Quatre coups… Lydàn : Quatre notes… Ensemble : Et la ville s’ouvre à nous. [Couplet 3 — Lyden, rap] Depuis cette nuit, je m’entraîne après minuit, Je suis les notes graves jusqu’aux frontières de la ville. Entre mes mains, les ondes se rejoignent et se serrent ; Une porte apparaît parfois dans une ruelle déserte. Derrière, d’autres soleils, d’autres ciels, d’autres rues, Des mondes où notre chanson n’a jamais été entendue. Mais je garde ma veste et le souvenir du mur : Quatre coups me ramènent toujours à notre mesure. J’ai appris à respirer, à écouter avant de frapper, À laisser battre le son sans chercher à le dompter. Je peux guider l’orage, lui donner le tempo, Faire courir la lumière à la surface de l’eau. Quand la force déborde et menace d’éclater, Tes quatre notes reviennent m’aider à respirer. [Couplet 4 — Lydàn, rap] Mon manteau vert dessine des signes dans l’air, Les chiffres sur mes manches deviennent des repères. Je défais les fréquences, puis les réunis ; Des accords couleur d’or traversent la galaxie. Tes basses font battre le sol, mes notes ouvrent le ciel, On rejoint le même rythme au premier coup de tonnerre. Dans mon vieux carnet, sur une page tachée de pluie, J’avais écrit : « Quelqu’un entendra ma mélodie. » Je te l’ai chantée sans savoir où elle nous conduirait ; Tu as trouvé la basse et le ciel s’est éclairé. [Pré-refrain — Ensemble] Une pulsation court sous les pavés, Elle monte encore, impossible à arrêter. Nos deux voix passent au-dessus des toits : Écoute le monde qui s’éveille avec toi ! [Refrain — Ensemble] Quand le silence éclate, que le monde tremble avec nous ! Les mains vers le ciel quand la basse frappe partout. D’étoile en étoile, nos voix traversent la nuit, Lyden et Lydàn, jusqu’au bout de l’infini. Oh-oh, entends l’appel au loin, Oh-oh, sens vibrer le chemin. Nos noms résonnent plus fort que la foule : Nous sommes les Dieux du Son ! [Interlude — instrumental électro] Quatre coups, quatre notes… puis la basse explose ! [Pont — Lyden et Lydàn] Lyden : Même dans le noir, je reconnais ta voix. Lydàn : Suis ma mélodie, je marcherai près de toi. Lyden : Quatre coups contre le mur, tu te souviens ? Lydàn : Quatre notes en retour, et tout a commencé là. Ensemble : Ce soir, la ville entière reprend notre refrain ! [Montée — Ensemble] Un, deux, trois… faites du bruit ! [Refrain 1 — Ensemble] Quand le silence éclate, fais trembler la nuit ! Les mains vers le ciel, la basse nous réunit. Lyden et Lydàn, nos voix montent si haut Que les étoiles dansent au rythme de nos mots. Oh-oh, entends l’appel au loin ! Oh-oh, le son passe de main en main ! Chante avec nous, reprends la chanson : Nous sommes les Dieux du Son ! [Post-refrain — Ensemble] Boum, boum, bleu dans la nuit, Boum, boum, l’or nous éblouit. Boum, boum, tout vibre à l’unisson : Nous sommes les Dieux du Son ! [Refrain 2 — Ensemble] Quand le silence éclate, fais trembler la nuit ! Les mains vers le ciel, la basse nous réunit. D’une rue à l’autre, jusqu’aux constellations, Tout le monde peut reprendre notre chanson. Oh-oh, entends l’appel au loin ! Oh-oh, le son passe de main en main ! Encore plus fort, reprends le refrain : Les Dieux du Son chantent jusqu’au matin ! [Post-refrain — Ensemble, dernière fois] Boum, boum, bleu dans la nuit, Boum, boum, l’or nous éblouit. Boum, boum, tout vibre à l’unisson : Nous sommes les Dieux du Son ! [Outro — Lyden et Lydàn] Lyden : Quatre coups… Lydàn : Quatre notes… Ensemble : Et le monde chante encore.

