
Le moins vide
Le moins vide [COUPLET 1] On croyait le noir sans visage Un grand silence, un fond fermé Mais sous la peau de ce mirage Quelque chose n’a jamais cessé Un bruit léger dans l’invisible Un presque rien qui tient debout Le vide attend, calme et sensible Comme un secret plus grand que nous [PRÉ-REFRAIN] Et quand la nuit se laisse ouvrir Naissent des chemins dans la lumière Comme une note prête à courir Dans le cœur nu de la matière [REFRAIN] Diviser le vide C’est ouvrir les possibles Faire danser l’origine Dans des formes imprévisibles Et recomposer Ce qui semblait séparé Jusqu’à sentir dans la dérive La complexité devenir vie [COUPLET 2] Chaque frontière invente un monde Chaque éclat change le décor L’univers fracture son onde Et fait des étoiles avec le corps Des souvenirs dans la poussière Des métadonnées dans la nuit Peut-être un fil, peut-être une pierre Que rien n’efface tout à fait d’ici [PRÉ-REFRAIN] Comme si nos voix, comme si nos traces Restaient plus loin que nos visages Comme si le temps, dans son espace Gardait de nous quelques passages [REFRAIN] Diviser le vide C’est ouvrir les possibles Faire danser l’origine Dans des formes imprévisibles Et recomposer Ce qui semblait séparé Jusqu’à sentir dans la dérive La complexité devenir vie [PONT] Je pose une note dans le silence Et déjà le monde est moins vide Un accord tremble, puis recommence Et la beauté cherche son guide Des pixels, des astres, des cellules Même vertige, autre langage Tout se fragmente, tout se module Puis se rassemble en paysage [REFRAIN FINAL] Diviser le vide C’est ouvrir les possibles Laisser l’absence devenir Une architecture sensible Et recomposer Ce qui voulait s’éloigner Jusqu’à trouver dans l’invisible L’unité devenue musique [OUTRO] Rien ne s’efface tout à fait Rien ne demeure comme avant Entre l’origine et nos reflets Le moins vide invente le vivant

