
Ça tient comment ? Pas qu’avec des “je t’aime” au vent Pas qu’avec la flamme qui brûle un instant Ça tient comment ? Quand la vie te met devant Les tempêtes, les dettes, les silences pesants Ça tient comment ? À force de serrer les dents De parler franc, de rester présent Ça tient comment ? Pas parfait, mais constant Deux cœurs qui bossent, pas juste deux amants Au début c’est l’orage électrique, magnétique Regards statiques, logiques chimiques automatiques C’est fantastique, romantique, cinématique Mais la vraie vie n’est pas qu’un générique dramatique Après la fièvre, la cadence redescend Les papillons s’posent, le réel s’installe lentement C’est là qu’on voit si l’couple est vraiment solide Ou si c’était juste un délire trop rapide L’amour c’est pas qu’un feu d’artifice qui brille C’est savoir parler quand la tension vrille C’est ravaler l’égo quand la colère crie C’est pas gagner l’combat, c’est sauver l’équipe Les mots qui blessent restent dans la mémoire Le mépris laisse des cicatrices dans l’histoire Un couple qui dure, c’est pas zéro disputes C’est zéro mépris, zéro insulte On apprend l’autre comme une langue étrangère Ses silences, ses guerres, ses manières Comprendre que derrière la froideur apparente Y’a parfois juste une peur transparente Ça tient comment ? Pas qu’avec des “je t’aime” au vent Pas qu’avec la flamme qui brûle un instant Ça tient comment ? Quand la vie te met devant Les tempêtes, les dettes, les silences pesants Ça tient comment ? À force de serrer les dents De parler franc, de rester présent Ça tient comment ? Pas parfait, mais constant Deux cœurs qui bossent, pas juste deux amants C’est pas fusionner jusqu’à s’oublier C’est respirer seul pour mieux se retrouver Garder ses rêves sans les sacrifier Mais construire un plan qu’on peut partager Les années passent, les visages changent Les idéaux bougent, les priorités s’mélangent Si tu refuses l’évolution de l’autre Tu t’bats contre le temps, tu perds contre l’horloge Aimer c’est réapprendre sans cesse Redécouvrir l’autre sous d’autres promesses C’est accepter qu’il ou elle progresse Sans voir chaque changement comme une menace traîtresse Y’a des saisons basses, des saisons sèches Des nuits sans phrases, des regards rêches Mais ceux qui tiennent, tiennent parce qu’ils restent Même quand l’orgueil leur dit “laisse” C’est choisir encore quand c’est moins facile Quand l’envie vacille, quand l’ambiance est fragile C’est construire solide, pas juste séduire C’est parler pour comprendre, pas parler pour nuire Rapide comme un battement cardiaque Tac-tac-tac quand la pression attaque Pas d’attaque, on s’adapte, on pacte On répare avant qu’le lien se fracture et craque Communication, réparation Pas domination, mais collaboration Deux volontés, une direction Même vision dans la projection Les contes racontent la passion éternelle La vraie vie raconte l’effort mutuel C’est moins glamour, mais plus réel Moins superficiel, plus essentiel C’est se respecter même en colère Éviter les phrases qui laissent des cratères Parce que l’amour meurt plus par le mépris Que par l’absence ou par l’oubli C’est rire encore des années plus tard Se rappeler pourquoi t’as baissé la garde C’est garder l’étincelle en retard Pas spectaculaire, mais quelque part C’est un projet, pas un accident Un engagement quotidiennement Pas juste vibrer intensément Mais construire patiemment Ça tient comment ? À force de vrai À force d’efforts répétés Ça tient comment ? Quand tout est flou En restant “toi”, en restant “nous” Ça tient comment ? Pas par magie Mais par choix, par énergie Ça tient comment ? Par deux humains Imparfaits… mais qui s’tiennent la main

